Le New York Times relance le débat sur l'identité de Satoshi
Dans une enquête publiée récemment, le New York Times désigne Adam Back comme le créateur présumé de Bitcoin, Satoshi Nakamoto. Une affirmation qui relance une question aussi ancienne que le protocole lui-même, sans pour autant apporter de preuve définitive.
L'outil d'analyse Hyperviewxyz tempère rapidement l'hypothèse : selon ses calculs, la probabilité qu'Adam Back soit effectivement Satoshi ne dépasse pas 5 %. Un chiffre qui invite à la prudence face aux conclusions du quotidien américain.
Adam Back répond et retrace son parcours
Face à ces accusations, Adam Back a répondu publiquement et sans ambiguïté : "Je ne suis pas Satoshi." Il reconnaît toutefois avoir été l'un des premiers à s'intéresser aux implications sociétales de la cryptographie et de la monnaie électronique, et ce dès 1992 environ.
Il rappelle son engagement actif sur la liste de diffusion des cypherpunks, communauté fondatrice de la pensée crypto, où il a travaillé sur la confidentialité en ligne et la monnaie électronique. Ces travaux ont notamment abouti à la création de Hashcash, un système de preuve de travail directement cité dans le whitepaper de Bitcoin, ce qui explique le lien régulièrement établi entre Back et Nakamoto.
Son profil correspond à plusieurs critères associés à Satoshi : expertise technique pointue, implication précoce dans l'écosystème cypherpunk, et connaissance approfondie des mécanismes de monnaie électronique. Mais la proximité intellectuelle ne constitue pas une preuve d'identité.
L'identité de Satoshi Nakamoto reste l'une des questions les plus ouvertes de l'histoire de la technologie. Les enquêtes journalistiques se succèdent, les démentis aussi. Sans clé cryptographique signée ou aveu vérifiable, aucune désignation ne peut être considérée comme définitive.





