La double nature du Bitcoin selon Mallers
Jack Mallers, CEO de Strike, formule une thèse claire sur la supériorité du Bitcoin : l'actif cumule deux propriétés que nul autre instrument financier ne réunit. Il fonctionne à la fois comme réserve de valeur, au même titre que l'or, et comme réseau de paiement mondial opérationnel en temps réel et à coût marginal quasi nul.
La comparaison avec l'or est directe. Le métal précieux souffre d'une contrainte physique irréductible : il est difficile à déplacer, lent à transférer et coûteux à sécuriser. Le Bitcoin, lui, transfère de la valeur d'un continent à l'autre en une seconde. Cette propriété n'est pas anecdotique ; elle redéfinit ce que signifie détenir un actif de réserve à l'ère numérique.
Un défi structurel aux infrastructures de paiement existantes
Mallers va plus loin en ciblant explicitement Visa, Mastercard et SWIFT, qu'il qualifie de duopoles abusifs. Ces réseaux centralisés imposent des frais aux commerçants et aux consommateurs sans véritable alternative concurrentielle. Le réseau Bitcoin se positionne, selon lui, comme cette alternative ouverte, accessible sans permission et sans intermédiaire dominant.
L'enjeu qu'il identifie dépasse la simple substitution de l'or physique par un équivalent numérique. Il s'agit de dématérialiser le contrôle bancaire sur les flux de paiement. En ouvrant la concurrence sur ce segment, la pression sur les coûts de transaction bénéficierait mécaniquement aux deux extrémités de la chaîne, commerçants comme consommateurs.
Cette lecture, relayée par France Cryptos, illustre comment le débat autour du Bitcoin évolue : il ne s'agit plus seulement de comparer des réserves de valeur, mais d'évaluer la capacité d'un protocole décentralisé à restructurer une infrastructure financière mondiale construite sur des décennies de rentes oligopolistiques.

