Une opération militaire d'envergure pour forcer le passage
Les États-Unis ont officiellement lancé le "Project Freedom", une opération militaire destinée à rouvrir le détroit d'Ormuz et à rétablir les flux énergétiques mondiaux. Le dispositif déployé est conséquent : des destroyers lance-missiles, plus de 100 avions et quelque 15 000 militaires sont engagés dans l'opération. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a confirmé publiquement l'objectif de Washington, qui a également appelé Pékin à rejoindre l'effort collectif, signal d'une volonté de coalition internationale.
Les marchés pétroliers ont immédiatement réagi. Le brut WTI a progressé de plus de 3% sur la journée, reflet direct de l'inquiétude sur la sécurité d'un passage par lequel transite une part significative de l'approvisionnement mondial en hydrocarbures.
Négociations rompues, escalade verbale et rumeurs démenties
L'opération intervient dans un contexte de blocage diplomatique total. Téhéran a rejeté les dernières propositions américaines, dont un gel de l'enrichissement nucléaire pour une durée de 20 ans. En retour, Donald Trump a écarté la contre-proposition iranienne, la qualifiant de "non acceptable". Le dialogue semble désormais suspendu.
Face à l'entrée de navires américains dans le détroit, l'Iran a durci le ton : tout bâtiment de la Navy pénétrant dans ces eaux sera, selon Téhéran, pris pour cible. Des rumeurs ont circulé en début de journée faisant état de navires américains touchés par des missiles iraniens. Un haut responsable américain a formellement démenti tout impact sur les bâtiments de la flotte.
La situation reste volatile. Le détroit d'Ormuz concentre à lui seul une part critique des exportations pétrolières mondiales, et toute perturbation durable de ce couloir maritime aurait des répercussions bien au-delà des seuls marchés de l'énergie, jusqu'aux actifs considérés comme refuges en période de tension géopolitique.




