Une escalade là où les marchés attendaient une accalmie
Les marchés financiers anticipaient un signal de désescalade. Donald Trump a livré l'opposé. Dans une prise de parole diffusée hier soir, le président américain a dressé un bilan militaire offensif et posé de nouvelles conditions au règlement du conflit avec l'Iran.
Selon Trump, les opérations militaires devraient se prolonger jusqu'à fin avril. Les objectifs stratégiques principaux seraient, selon ses termes, "proches d'être atteints". Il a par ailleurs affirmé que la marine iranienne est détruite et que la force aérienne du pays est en ruines. Des déclarations non vérifiées de manière indépendante, mais dont l'impact rhétorique sur les marchés a été immédiat.
Trump a également formulé une menace directe : si aucun accord n'est conclu, les États-Unis frapperont les centrales électriques iraniennes. Une ligne rouge franchie dans le discours public, qui cible des infrastructures civiles critiques.
Le détroit d'Ormuz et le choc pétrolier
L'annonce la plus lourde de conséquences économiques concerne le détroit d'Ormuz. Trump a indiqué que les États-Unis n'importeront plus de pétrole transitant par ce passage stratégique, par lequel circule environ 20 % de l'approvisionnement mondial en brut.
La réaction des marchés pétroliers a été brutale. Le WTI a bondi de plus de 7 % dans la foulée du discours, atteignant 107 dollars le baril. Un niveau qui ravive les craintes inflationnistes et complique la lecture macroéconomique pour les actifs risqués, cryptomonnaies comprises.
Ce type de choc géopolitique rappelle que les marchés crypto ne sont pas déconnectés des dynamiques mondiales. Une hausse durable du pétrole pèse sur le sentiment de risque global et peut freiner les flux vers les actifs spéculatifs, même dans un contexte de cycle haussier.





