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Alphabet : Berkshire en fait sa 3e position, au plus haut de sa valorisation

Alphabet : Berkshire en fait sa 3e position, au plus haut de sa valorisation

Publié par le 4 min de lecture
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Le géant de la recherche en ligne est devenu la troisième position du portefeuille de Warren Buffett, à hauteur de 37,8 milliards de dollars. Mais l'action, qui a bondi de 71,7% en un an, n'a jamais été aussi chèrement valorisée au regard de sa propre histoire.

L'impact en un coup d'oeil

DirectionPositif
IntensitéFaible
HorizonStructurel
Ce que ça toucheStructure de détention, Perception

Berkshire monte au capital

Berkshire Hathaway détenait près de 37,8 milliards de dollars d'actions Alphabet au 30 juin, en forte hausse sur le trimestre, selon son dépôt réglementaire. La ligne devient la troisième position du conglomérat, derrière Apple et American Express. Une partie du renforcement passe par un placement privé de 10 milliards de dollars annoncé en juin, destiné à financer l'infrastructure d'intelligence artificielle du groupe. Warren Buffett a par ailleurs indiqué que l'idée d'investir dans Alphabet était la sienne, une caution rare pour une valeur technologique de la part d'un investisseur longtemps resté à l'écart du secteur.

Un signal, pas un moteur

L'arrivée de Berkshire ne change aucune ligne des comptes d'Alphabet, c'est une caution, pas un moteur. La vraie question qu'elle pose est celle du prix. Car si le titre reste bon marché face à son secteur, à 16,8 fois les bénéfices anticipés contre 18,0 pour la médiane, il se paie au 84e centile de sa propre valorisation des cinq dernières années, soit son plus haut.

Au cours du 15 août, le marché intègre déjà une croissance du free cash flow de 23,2% par an sur dix ans, l'argent qui reste une fois les investissements payés. Berkshire, réputé pour sa discipline sur les prix, a construit sa position à des niveaux inférieurs. L'investisseur qui suit aujourd'hui n'entre donc pas au même point, et c'est là que se loge tout le débat.

Ce que le marché en fait déjà

À 345,90 dollars le 15 août, l'action gagne 71,7% sur un an et évolue à 15,3% sous son plus haut, dans le tiers supérieur de sa fourchette annuelle. Le momentum reste solide, le titre se tenant au-dessus de sa moyenne à 200 jours. Le consensus des 64 analystes reste à l'achat fort, avec un objectif moyen de 428 dollars, soit 23,6% au-dessus du cours. Cet objectif est celui du marché, pas le nôtre, et il s'entend à douze mois.

Un point mérite l'attention : le bénéfice publié est gonflé par des plus-values sur les participations du groupe. Le consensus attend d'ailleurs un recul du bénéfice par action en 2027, une fois cet effet dissipé. La vraie mesure de la dynamique reste le chiffre d'affaires, en hausse de 24,0% sur un an, un rythme que peu de groupes de cette taille tiennent encore.

Le point de bascule

Ce qui compte n'est pas l'aval de Berkshire, c'est ce qu'Alphabet fera de son avance dans l'IA. Tant que le cloud et la recherche tiennent une croissance à deux chiffres, la valorisation élevée garde sa justification ; un ralentissement, ou un choc réglementaire sur la recherche, la remettrait en cause. Le prochain test tombe le 20 octobre, aux résultats du troisième trimestre. Pour qui envisage de suivre Berkshire, c'est le point d'entrée, pas le nom au capital, qu'il faut peser.

Les données, en clair

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