Un memecoin construit sur une controverse politique
Hunter Biden s'apprête à lancer LAPTOP, un memecoin dont le nom renvoie directement à l'ordinateur portable devenu objet politique en 2020. Le token sera émis le 9 septembre sur Base, la blockchain développée par Coinbase, à hauteur d'un milliard d'unités. L'information est rapportée par le Wall Street Journal, dans un article signé Vicky Ge Huang publié le 7 septembre 2026.
Le projet s'inscrit dans la lignée des memecoins à forte charge politique apparus ces dernières années, dont le token TRUMP, émis sur Solana (adresse : 6p6xgHyF7AeE6TZkSmFsko444wqoP15icUSqi2jfGiPN). LAPTOP vise explicitement ceux qui ont perdu de l'argent sur ce token, une cible à la fois symbolique et quantifiable.
Répartition de l'offre et mécanisme de destruction
La structure d'allocation annoncée est précise. Trente pour cent de l'offre reviennent aux fondateurs, Hunter Biden inclus, selon un calendrier de vesting. Vingt pour cent sont destinés à trois catégories : les wallets de perdants du token TRUMP, les abonnés Substack de Biden et une liste gérée par le journaliste Andrew Callaghan. Le solde est affecté à la charité, à la liquidité et à la fondation qui supervise le projet.
Un mécanisme de destruction est prévu : jusqu'à 30% de l'offre totale pourraient être brûlés si certaines conditions se réalisent. L'une d'elles est explicitement politique : une victoire démocrate en 2028. Ce type de clause de burn conditionnelle est rare dans les memecoins et confère au projet une dimension de pari politique autant que financier.
Pourquoi c'est important pour vos actifs
Base, la chaîne choisie pour le lancement, est développée et opérée par Coinbase. Ce choix n'est pas anodin : il donne à LAPTOP une infrastructure plus accessible aux investisseurs de détail que Solana, avec des frais de transaction généralement plus faibles. Coinbase est coté en bourse (ticker COIN) et tout memecoin à forte visibilité médiatique lancé sur Base peut temporairement affecter le sentiment autour de la plateforme.
Pour les investisseurs qui ont subi des pertes sur le token TRUMP, l'allocation de 20% représente une distribution gratuite conditionnée à la détention passée, un mécanisme d'airdrop ciblé qui crée une demande initiale artificielle. Ce type de distribution a historiquement généré une pression vendeuse immédiate dès l'ouverture des marchés secondaires. La clause de destruction liée à 2028 introduit quant à elle une variable politique dans la valorisation du token, un précédent qui mérite d'être suivi de près par quiconque envisage d'y exposer une partie de son portefeuille.









