Hyperliquid, cas à part dans un marché qui peine à suivre
Depuis janvier, 638 millions de dollars ont été dépensés en rachats de tokens par les protocoles crypto, selon un rapport d'Allium Labs repris par le Financial Times. Deux noms dominent ce classement de façon écrasante : Hyperliquid et Pump.fun concentrent à eux seuls près de 90% des montants recensés. Le reste du marché suit à distance, comme le montre le graphique publié avec les données arrêtées au 25 août.
Hyperliquid représente le cas extrême. La plateforme alloue 99% de ses revenus de frais au rachat de son token natif HYPE, soit près de 370 millions de dollars sur l'année et 1,3 milliard depuis son lancement en décembre 2024. Le résultat est lisible sur le cours : HYPE progresse de 70% sur un an, dépasse 80 dollars, dans un secteur qui recule globalement sur la même période.
Quand les rachats ne suffisent pas à soutenir le cours
La comparaison avec les autres protocoles est instructive. Jupiter affiche 14 millions de dollars de rachats, mais son token accuse une baisse de 55% sur un an. Chainlink a également procédé à des rachats de LINK, sans empêcher une chute de moitié sur la période. Lido Finance a annoncé des rachats en août, sous conditions, après un recul de 71% de son token.
Ces écarts posent une question de fond sur la mécanique des rachats. Chez Hyperliquid, le volume de revenus générés par la plateforme rend le programme crédible et massif : la pression acheteuse est réelle et continue. Ailleurs, les rachats restent symboliques face à une demande insuffisante ou à une pression vendeuse structurelle. Un rachat de tokens n'est pas, en soi, un catalyseur de cours : il ne fonctionne que si les fondamentaux de revenus derrière lui sont solides. Hyperliquid l'illustre ; Jupiter, Chainlink et Lido, à leur manière, le confirment.












