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Toei Animation : un parc Dragon Ball près de Paris, une licence non confirmée

Toei Animation : un parc Dragon Ball près de Paris, une licence non confirmée

Publié par le 5 min de lecture
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Le studio japonais qui produit l'animé Dragon Ball se retrouve au centre d'un projet de parcs à thème de 6 milliards d'euros dans le Val-d'Oise. Mais aucune redevance n'est chiffrée et la licence du site français n'est pas confirmée.

L'impact en un coup d'oeil

DirectionPositif
IntensitéFaible
HorizonStructurel
Ce que ça toucheChiffre d'affaires, valeur de la licence

L'annonce

La France et l'Arabie saoudite ont signé lundi 24 août, dans le cadre de Choose France, un projet d'investissement d'environ 6 milliards d'euros porté par Qiddiya, filiale du fonds souverain saoudien PIF, rapporte Reuters.

Trois parcs à thème doivent sortir de terre sur l'ancien site de Mirapolis, à Courdimanche, dans l'agglomération de Cergy-Pontoise. L'Élysée avance le chiffre de 22 000 emplois directs.

Le premier parc doit être consacré à l'univers du manga. La presse cite Dragon Ball. Qiddiya exploite déjà un parc dédié à cette saga en Arabie saoudite, sous une licence accordée par Toei Animation.

Aucun accord de licence n'a toutefois été annoncé pour le site français. Le studio n'a pas commenté.

La prudence s'impose donc sur ce point précis : l'investissement est officiel, la marque associée au premier parc ne l'est pas.

Le canal

La ligne touchée est le chiffre d'affaires, par la voie des redevances de licence. Toei Animation ne construit ni n'exploite de parc, elle encaisse un droit d'usage sur son catalogue.

Ce canal existe déjà et il a été activé pour le parc saoudien, mais son ampleur n'est pas publique. Ni la durée de l'accord ni son assiette ne figurent dans les communications des deux groupes.

L'ordre de grandeur mérite d'être posé. Le studio a réalisé 93,7 milliards de yens de chiffre d'affaires sur l'exercice clos le 31 mars 2026, quand le projet français est annoncé à 6 milliards d'euros.

Le montant investi dans les parcs dépasse ainsi largement une année d'activité du détenteur de la licence, ce qui indique surtout que la redevance, elle, se comptera en fraction de ce total.

La qualité de l'actif n'est pas en cause. La marge nette ressort à 26,9%, contre une médiane sectorielle de 6,6%. La croissance du chiffre d'affaires atteint 7,1% par an sur trois ans.

En revanche l'ancrage habituel manque ici, car la source ne publie ni flux de trésorerie disponible, c'est-à-dire l'argent qui reste une fois les investissements payés, ni croissance implicite dans le cours. L'effet de cette annonce reste donc non chiffrable en l'état.

Histogramme de la marge nette annuelle de Toei Animation sur vingt exercices, au-dessus de 20% depuis 2019
La marge nette se tient au-dessus de 20% depuis 2019 et gagne plus de 3 points sur le dernier exerciceNote : marge nette annuelle, exercices clos fin mars.Source : Capital IQ

Le marché

À la clôture de lundi à Tokyo, l'action Toei Animation s'adjuge 0,90%, à 3 015 yens. Le titre évolue dans le haut de sa fourchette annuelle, à 74% de l'amplitude comprise entre 2 239 et 3 280 yens, mais il abandonne encore 8,1% sur un an.

La divergence mérite d'être relevée. Le fondamental est intact et l'annonce est favorable, alors que le parcours boursier des douze derniers mois reste négatif.

Les sept analystes qui suivent la valeur affichent une opinion à l'achat et un objectif de cours moyen de 3 271 yens, soit un potentiel de 8,5% par rapport au dernier cours. Cet objectif est celui du consensus, il n'engage pas France Cryptos.

Trois des sept bureaux restent d'ailleurs à conserver, ce qui traduit une conviction partagée plutôt qu'un enthousiasme unanime.

Position du cours de Toei Animation dans sa fourchette des 52 dernières semaines, à 74% de l'amplitude
Le cours se situe à 74% de son amplitude annuelle, entre 2 239 et 3 280 yensNote : position du dernier cours dans la fourchette des 52 dernières semaines.Source : Capital IQ

Le point de bascule

Le dossier changera de nature le jour où un accord de licence sera annoncé pour le site de Courdimanche, avec une durée et une assiette de redevance.

À défaut, l'annonce reste un signal de notoriété. Un second seuil compte autant, la trajectoire commerciale de la saga : chez Bandai Namco, qui vend les jeux et les produits dérivés, les ventes Dragon Ball ont reculé de 28% sur le dernier exercice.

Une licence qui se vend moins se négocie moins cher.

Les données, en clair

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