Aller au contenu principal
Alex Karp (Palantir) accuse OpenAI et Anthropic de facturer l'IA comme une taxe sans retour sur investissement prouvé

Alex Karp (Palantir) accuse OpenAI et Anthropic de facturer l'IA comme une taxe sans retour sur investissement prouvé

Publié par le 3 min de lecture289 vues0 likes
Partager
Ajoutez-nous à vos favoris

Une charge frontale contre la tarification au token

Le 1er juillet 2026, Alex Karp, directeur général de Palantir, a consacré près de vingt minutes sur CNBC Squawk Box à démolir le modèle économique d'OpenAI et d'Anthropic. Sa thèse est simple et tranchante : facturer les entreprises à la consommation de tokens revient à leur imposer une "taxe sur la richesse", sans contrepartie stratégique mesurable. Selon Forbes, il a qualifié la situation d'"effing insane". Ses propres clients, dit-il, sont "furieux".

La critique n'est pas seulement rhétorique. Karp pose une question de fond sur la création de valeur : si ces modèles généraient réellement des gains pour les entreprises qui les utilisent, leur prix devrait être indexé sur ces gains, pas sur un simple volume de consommation. Or le modèle actuel facture l'usage indépendamment du résultat. "Quelque chose s'est complètement déréglé", a-t-il déclaré, selon CNBC.

Des valorisations records sur un ROI encore à prouver

Derrière la charge verbale, Karp pointe un risque financier structurel. OpenAI, Anthropic et Nvidia affichent des valorisations historiques, construites sur des projections de retour sur investissement que les clients entreprises n'ont pas encore validées dans leurs comptes. C'est précisément le schéma classique d'une bulle : des prix d'actifs déconnectés des flux de valeur réels.

Les marchés de prédiction reflètent pourtant une confiance persistante dans ces acteurs : la cote d'une introduction en bourse d'Anthropic ou d'OpenAI en premier atteint 83 % et la probabilité qu'Anthropic affiche une valorisation supérieure à OpenAI d'ici fin décembre est donnée à 84 %. Ces anticipations coexistent avec l'avertissement de Karp, ce qui illustre l'écart entre la conviction des marchés financiers et le ressenti des clients opérationnels.

L'alliance Palantir-Nvidia comme réponse concrète

Karp ne se contente pas de critiquer. Palantir annonce simultanément un renforcement de son partenariat avec Nvidia, orienté vers ce que Karp appelle la "souveraineté de l'IA" : chaque entreprise garde le contrôle de ses données et de ses modèles, sans dépendre d'un fournisseur externe facturant à la consommation. Le détail de cette alliance est présenté dans l'interview CNBC dédiée au partenariat.

Ce positionnement est à double tranchant pour Nvidia : l'entreprise est à la fois citée parmi les valorisations jugées excessives par Karp et désignée comme partenaire stratégique de Palantir. La distinction que Karp opère est celle entre vendre de la puissance de calcul souveraine, contrôlée par le client et vendre de l'inférence mutualisée facturée au token. C'est sur ce clivage que Palantir construit son argument commercial face aux grands laboratoires.

Actifs corrélés

Suivez le cours et nos analyses pour chaque actif lié.

Marchés de prédiction

Données via Hyperview

À lire ensuite