Un baptême du feu raté sur le Nasdaq
Avalanché dès l'ouverture. Avalanche Treasury a fait ses débuts jeudi sur le Nasdaq sous le ticker AVAT, au terme d'une fusion avec une SPAC valorisée à 675 millions de dollars. Le titre a clôturé à 1,85$, soit une chute de 38% en une seule séance. Un léger rebond de 2,7% après la clôture n'a pas suffi à effacer la déroute.
Le contexte de marché n'aide pas. AVAX, l'actif sous-jacent que le véhicule entend accumuler, recule de 33,7% sur le mois glissant, gravitant autour de 6,66$. Difficile de convaincre les investisseurs boursiers quand l'actif cible est lui-même en chute libre.
Un modèle ambitieux, des noms pesants, un marché sceptique
Le projet se positionne sur le modèle des trésoreries d'entreprise en cryptoactifs, popularisé par Strategy avec le bitcoin. L'objectif affiché : dépasser le milliard de dollars d'AVAX accumulé sur le long terme. "Ce n'est pas un pari sur le prix", a insisté le CEO Bart Smith, cherchant à cadrer le récit autour d'une thèse de réserve de valeur plutôt que de spéculation court-termiste.
Côté capital humain, le dossier est solide. Emin Gün Sirer, fondateur d'Ava Labs, et Stani Kulechov, fondateur d'Aave, figurent parmi les noms associés au projet. Les investisseurs institutionnels ne manquent pas non plus : VanEck, Galaxy Digital, Pantera Capital et Kraken ont tous apporté leur soutien.
Pourtant, la légitimité des noms n'a pas suffi à rassurer un marché qui juge sur les chiffres. La structure SPAC, souvent perçue comme une voie d'accès rapide aux marchés publics au détriment de la rigueur d'un IPO classique, peut aussi peser sur la perception initiale des investisseurs. La vraie question n'est pas de savoir si le modèle tient sur le papier, mais si AVAX peut retrouver une dynamique de prix qui rende la thèse crédible dans les prochains trimestres.






