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Bitcoin au point bas selon Scaramucci : RSI historique, fear & greed à 7, recherches Google en chute de 55%

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Quatre indicateurs qui convergent vers un plancher

Anthony Scaramucci, fondateur de SkyBridge Capital et figure régulière du débat crypto institutionnel, affirme que le Bitcoin a atteint son point bas de cycle. Son diagnostic repose sur quatre signaux distincts, tous orientés vers un désintérêt extrême du marché et leur convergence simultanée est au coeur de son raisonnement.

Premier signal : l'indice de force relative (RSI) se situerait à un niveau plancher historique. Cet indicateur technique mesure la vitesse et l'amplitude des variations de prix ; lorsqu'il touche des extrêmes bas, il signale généralement que la pression vendeuse a épuisé une large part de son carburant. Deuxième signal : l'indice fear & greed affiche 7 sur 100, une lecture qui traduit une peur quasi totale chez les participants de marché. Sur une échelle de 0 à 100, un score de 7 place le marché dans une zone de capitulation émotionnelle que peu d'observateurs contestent sur le fond. Troisième signal : l'offre de Bitcoin disponible sur le marché serait quasi absente, ce qui signale que les détenteurs refusent de vendre à ces niveaux. Quatrième signal : les recherches Google liées au Bitcoin ont chuté de 55%, signe d'un désintérêt général du grand public.

Pour Scaramucci, la conjonction de ces quatre éléments rend improbable une nouvelle baisse marquée. En clair, quand personne ne regarde et que personne ne vend, le potentiel de pression vendeuse supplémentaire s'amenuise mécaniquement. Ce n'est pas l'un de ces signaux pris isolément qui fonde sa conviction, c'est leur alignement simultané.

Ce que ces signaux disent réellement

Le raisonnement de Scaramucci s'appuie sur une logique de sentiment contrarian classique : les points bas de marché coïncident historiquement avec les pics de capitulation et d'indifférence, pas avec les pics d'euphorie. Un fear & greed à 7 sur 100 place le marché dans une zone de peur extrême et la chute de 55% des recherches Google autour du Bitcoin illustre concrètement cette indifférence : le grand public a cessé de suivre l'actif, ce qui correspond précisément au profil d'un creux de cycle selon cette grille de lecture.

L'argument de l'offre absente mérite une attention particulière. Quand les détenteurs de long terme refusent de céder leurs positions malgré la pression baissière, le flottant disponible se contracte. Toute reprise de la demande, même modeste, peut alors produire un mouvement de prix asymétrique à la hausse. Les marchés de prédiction reflètent cette asymétrie de manière frappante : la cote sur une remontée vers 80 000 dollars avant 60 000 dollars ressort à 100% côté haussier au moment du tweet, selon les données de marché disponibles. Dans le même sens, la question portant sur une atteinte de 70 000 dollars avant 90 000 dollars affiche une cote YES à 0%, ce qui traduit une conviction collective que le prochain mouvement significatif serait orienté vers le haut plutôt que vers le bas.

Cette lecture haussière du marché concerne directement le Bitcoin, mais elle touche également des instruments exposés indirectement à l'actif, comme l'iShares Bitcoin Trust ETF (IBIT), dont la thèse d'investissement est mécaniquement liée à l'évolution du prix du Bitcoin.

Reste que Scaramucci exprime une conviction, pas une certitude. Le conditionnel s'impose : ces signaux rendent une nouvelle baisse marquée improbable selon lui, ils ne l'excluent pas. Un RSI historiquement bas peut rester bas et un désintérêt du grand public peut durer plus longtemps que prévu. La chute de 55% des recherches Google, par exemple, pourrait tout aussi bien refléter une désaffection durable qu'un creux temporaire d'attention. La thèse de Scaramucci est cohérente dans sa construction, elle n'est pas infaillible dans son résultat.

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