Un plancher nocturne qui interroge sur la suite
Bitcoin a plongé brièvement sous les 66 000 dollars cette nuit, touchant un creux à 65 700 $ avant de récupérer autour des 67 000 $. Le mouvement a entraîné l'ensemble du marché dans le rouge. Court, brutal, mais pas encore décisif.
Le chiffre qui retient l'attention vient de CoinGlass : le Supply in Loss atteint désormais 40 %, ce qui signifie que plus de 8 millions de BTC sont actuellement détenus à perte latente par leurs propriétaires. Historiquement, les phases de capitulation marquées correspondent plutôt à un seuil de 50 % de supply en perte. On n'y est pas, mais la marge se réduit. En clair : le marché a de la place pour descendre encore, sans pour autant être loin d'une zone de support structurel.
Trois catalyseurs qui s'accumulent
La pression ne vient pas d'une seule source. Trois facteurs se superposent et se renforcent mutuellement.
Premier facteur, les ETF spot américains. Mardi, ils ont enregistré 519 millions de dollars de sorties nettes, selon SoSoValue. C'est leur 12e jour consécutif de flux négatifs : une série qui commence à peser sur le sentiment institutionnel et qui tranche avec l'enthousiasme des premiers mois post-approbation.
Deuxième facteur, le contexte géopolitique. De nouvelles frappes au Moyen-Orient ont fait remonter le prix du pétrole et ravivé l'aversion au risque sur l'ensemble des marchés. Bitcoin, souvent présenté comme valeur refuge, se comporte ici comme un actif risqué classique. Ce n'est pas une surprise, c'est un rappel.
Troisième facteur, Strategy. La société de Michael Saylor a récemment procédé à des ventes de bitcoins que le marché continue de digérer. Le signal psychologique reste négatif, même si les volumes concernés sont absorbables à terme.
La convergence de ces trois pressions explique la volatilité nocturne. Un rebond technique ne suffit pas à les effacer : tant que les sorties ETF perdurent et que le contexte géopolitique reste tendu, la résistance à 67 000 $ restera fragile.








