Un compromis bipartisan sous pression d'horloge
Les sénateurs Thom Tillis (républicain, Caroline du Nord) et Ruben Gallego (démocrate, Arizona) ont transmis jeudi matin un texte révisé à l'administration Trump pour tenter de sauver le Clarity Act. Le contenu exact de cette nouvelle version n'a pas été rendu public. Le calendrier, lui, est connu : le Sénat part en pause le 7 août et le texte n'a toujours pas réuni les 60 voix nécessaires pour franchir l'obstacle procédural. Selon CoinDesk, les négociateurs avaient déjà renoncé à durcir la concession initiale de Trump sur les restrictions crypto.
Trump avait approuvé une première version de la clause éthique le 20 juillet 2026. Cette version interdit aux élus et à leurs conjoints d'émettre des cryptoactifs, mais laisse le reste de la famille en dehors du périmètre. L'application est confiée au ministère de la Justice, dirigé par Todd Blanche, ancien avocat personnel de Trump. Deux failles majeures dans un seul article.
La clause éthique, vrai sujet politique du texte
Derrière la mécanique législative, c'est l'exposition personnelle de Trump au marché crypto qui cristallise les tensions. Il a lancé un memecoin avant son investiture et sa famille est liée à World Liberty Financial. Des documents financiers publiés le mois dernier ont révélé que Trump a touché plusieurs millions de dollars liés à l'adresse Ethereum 0xda5e1988097297dcdc1f90d4dfe7909e847cbef6.
La clause d'extinction prévue dans le texte actuel ferait tomber l'ensemble des restrictions en janvier 2029. Une source proche des négociations juge cette disposition suffisante pour "tuer complètement" l'encadrement éthique. C'est précisément ce point que le nouveau compromis envoyé jeudi cherche à corriger, ou du moins à rendre politiquement acceptable pour les sénateurs démocrates encore hésitants.
Pourquoi c'est important pour vos actifs
Sur Polymarket, le marché de prédiction donne 31% de probabilité que le Clarity Act soit signé avant fin 2026, sur un volume de plus de 3,4 millions de dollars échangés. Ce chiffre reflète une incertitude réelle : une pause sénatoriale sans vote avant le 7 août repousse mécaniquement toute adoption à septembre au plus tôt, dans un contexte où les compromis s'accumulent sans que la majorité qualifiée se dessine. Ethereum est directement cité dans les documents financiers liés au dossier, ce qui place l'actif au cœur du débat réglementaire américain, indépendamment de l'issue législative.











