Deux milliards d'euros : le vrai coût du Mondial pour les Français
À partir du 11 juin, la Coupe du Monde va générer plus de 2 milliards d'euros de dépenses supplémentaires en France. Ce chiffre ne concerne pas les stades ni les droits TV : il désigne la consommation courante des foyers français qui suivent la compétition depuis leur salon. Bières, apéritifs, snacks, écrans : chaque match devient une occasion de dépenser. Pendant un Mondial, la consommation de bière double chez les téléspectateurs et celle de l'apéritif est multipliée par quatre. Le soir du huitième de finale France-Argentine en 2018, les Français ont acheté 22,5 millions d'euros de bière en une seule journée, soit la meilleure performance commerciale sur dix-huit mois. Sur l'ensemble des cinq semaines de compétition, la grande consommation progresse de 1,6 fois et une finale peut écouler jusqu'à 15 millions de litres de champagne. Selon les données disponibles, 67 % des Français prévoient de dépenser davantage pendant la compétition.
Les entreprises cotées qui encaissent l'effet Mondial
Derrière chaque canette et chaque maillot vendu, des groupes cotés en bourse captent une part significative de cette manne. AB InBev (ABI), premier brasseur mondial, engage 7,2 milliards de dollars sur la compétition. Adidas (ADS) fournit le ballon officiel depuis 1970. Le pic de consommation d'apéritifs et de boissons sucrées alimente directement PepsiCo (PEP) et Coca-Cola (KO). En France, l'essentiel du volume passe par la grande distribution, Carrefour (CA) en tête et par la restauration rapide avec McDonald's (MCD). Selon les corrélations de marché, McDonald's et PepsiCo figurent parmi les actifs dont la dynamique est directement associée à ce type d'événement de consommation de masse. Le Mondial n'est donc pas seulement un spectacle sportif : c'est un catalyseur de revenus pour une poignée de multinationales dont les titres sont accessibles à tout investisseur particulier.






















