Une croissance portée par le privé, pas par l'État
Daniel Lacalle, économiste en chef chez Tressis, pointe une divergence structurelle au sein du G7 : les États-Unis figurent parmi les rares économies du groupe à afficher une croissance positive tout en réduisant leur consommation publique. Dans la plupart des autres grandes économies du G7, c'est la dépense publique qui soutient les chiffres de PIB. Derrière des taux de croissance parfois comparables en apparence, la composition de cette croissance diffère donc radicalement.
Cette distinction a son importance. Un PIB tiré par la dépense publique reflète une dynamique différente d'un PIB porté par l'investissement et la consommation privés. Lacalle en tire une conclusion directe : l'économie privée américaine serait bien plus solide qu'une lecture superficielle des agrégats macroéconomiques ne le laisserait croire.
Des vents contraires jugés temporaires
Lacalle reconnaît que plusieurs facteurs pèsent actuellement sur la croissance américaine. Il les qualifie toutefois de temporaires et anticipe un rebond dès le troisième puis le quatrième trimestre. Cette lecture est cohérente avec les marchés de prédiction : au moment du tweet, la probabilité d'une croissance américaine inférieure à 0,5% sur l'ensemble de 2026 était cotée à seulement 7% et celle d'une récession d'ici fin 2026 à 8%.
Ces cotes suggèrent que les opérateurs de marché partagent, dans l'ensemble, l'idée que le ralentissement en cours reste limité dans le temps.
Pourquoi c'est important pour vos actifs
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Sens qualitatif, sans prévision de prix. Source : nos modèles de corrélation historique.
Une économie privée américaine structurellement solide soutient les valorisations des actions américaines, dont le SPY (SPDR S&P 500 ETF) est un baromètre direct. Selon nos modèles de corrélation historique, un rebond de la croissance privée éloigne les anticipations de baisses de taux, ce qui peut peser sur les actifs risqués à court terme, Bitcoin inclus. À l'inverse, si les facteurs temporaires évoqués par Lacalle devaient s'aggraver, un signal de ralentissement marqué nourrirait l'espoir d'un soutien monétaire et profiterait à la fois aux actions et au Bitcoin. Ce contexte ne constitue pas un conseil d'achat ou de vente.









