Un pari de 550 millions sur la simplicité
Index Ventures, le fonds derrière Figma et Scale AI, mène la Série B de Fomo à hauteur de 75 millions de dollars. La valorisation atteint 550 millions. Union Square Ventures participe au tour, aux côtés de profils tech bien identifiés : Mark Pincus, cofondateur de Zynga, Humam Sakhnini, PDG de Discord, et Kevin Hartz, cofondateur d'Eventbrite. Des noms qui signalent une ambition grand public, pas un produit de niche.
Fomo promet un onboarding en 30 secondes. L'application affiche plus d'actifs que Coinbase, accessibles sur plusieurs blockchains, sans que l'utilisateur ait à gérer des bridges ou des frais de réseau. Le modèle est non-custodial : la startup ne détient jamais les fonds de ses utilisateurs, ce qui déplace la responsabilité de garde côté utilisateur tout en réduisant le risque de contrepartie.
Une machine légère qui tourne déjà
Dix-sept employés. C'est le format actuel de la startup, fondée en 2025 par trois anciens de dYdX, le protocole de dérivés décentralisés. Avec 3 500 nouvelles inscriptions par jour et 94 millions de dollars levés au total, le ratio ressources humaines/traction est difficile à ignorer.
La feuille de route vise les actions tokenisées et les dérivés on-chain. Deux segments qui, en Europe, s'annoncent à double tranchant : MiCA encadre désormais les crypto-actifs, mais les dérivés et les titres tokenisés restent sous la juridiction des régulateurs financiers traditionnels, AMF en tête côté français. La question de la conformité réglementaire sera centrale pour toute expansion vers les marchés européens.
Le positionnement de Fomo repose sur une conviction simple : la complexité technique reste le principal frein à l'adoption crypto. Si l'exécution tient la promesse des 30 secondes à l'échelle, le marché adressable devient considérable.












