Ce que Téhéran annonce
La télévision d'État iranienne a publié les premiers détails d'un mémorandum d'accord censé mettre fin aux hostilités avec les États-Unis. Le texte prévoit le retrait des forces américaines stationnées aux abords de l'Iran, la levée du blocus naval américain sur le détroit d'Ormuz, et un retour du trafic commercial maritime à ses niveaux d'avant-guerre sous trente jours. La gestion du trafic naval dans le détroit serait assurée conjointement par l'Iran et Oman.
L'accord ménage ensuite une fenêtre de 60 jours pour négocier un traité plus large. Si ce dernier aboutit, il serait entériné par une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l'ONU, ce qui lui conférerait un poids juridique international considérable.
Côté marchés prédictifs, Polymarket anticipe une annonce d'extension du cessez-le-feu avant le 3 juin, et situe la probabilité d'un accord de paix permanent entre fin juin et fin juillet.
Réaction immédiate des marchés
Le signal est net. Le baril de pétrole WTI est passé sous les 88 dollars dès la publication des informations, traduisant une détente géopolitique perçue comme crédible par les opérateurs, au moins à court terme.
Un bémol de taille : Washington n'a pas confirmé ces termes. La version américaine du mémorandum reste inconnue, et l'écart entre une annonce unilatérale iranienne et un accord bilatéral effectif peut être considérable. Les 60 jours de négociation prévus laissent entendre que le plus difficile reste à faire. La chute du WTI pourrait donc s'avérer à double tranchant si les discussions achoppent sur les points structurels, notamment le nucléaire, absent des détails publiés ce jour.












