Bloom Energy en tête du portefeuille déclaré
Nancy Pelosi a déposé une déclaration de transactions faisant état de positions en actions et options sur Bloom Energy ($BE) comprises entre 3 et 12 millions de dollars. Bloom Energy est un fabricant américain de piles à combustible utilisées notamment pour alimenter des infrastructures numériques énergivores, dont les centres de données. L'acquisition s'inscrit dans un pari explicite sur la demande croissante en électricité que génère l'expansion de ces infrastructures.
La fourchette déclarée, 3 à 12 millions de dollars, correspond au format légal américain : les élus du Congrès ne sont pas tenus de déclarer un montant précis, mais une tranche. Ce flou réglementaire est lui-même au cœur des critiques récurrentes sur la transparence des transactions des parlementaires.
Intel en complément, sur une fenêtre de quatre jours
La même déclaration mentionne l'acquisition de titres et d'options Intel ($INTC) entre le 24 et le 28 juillet. Aucun montant précis n'est indiqué dans le matériau disponible pour cette ligne. Intel, acteur historique des semi-conducteurs, est également exposé à la demande des centres de données, notamment via ses puces pour serveurs.
Ce n'est pas la première fois que les transactions de Nancy Pelosi alimentent le débat sur les conflits d'intérêts au Congrès. Son portefeuille a régulièrement surperformé les indices de référence, comme nous l'avons documenté dans notre analyse sur ses 280 millions et sa surperformance face au S&P 500. Les obligations de déclaration issues du STOCK Act de 2012 imposent la transparence, mais n'interdisent pas les transactions sur des secteurs directement influencés par les votes législatifs. L'énergie des centres de données, au croisement des politiques industrielles et des subventions fédérales, est précisément l'un de ces secteurs.









