Un modèle qui rompt avec le capital-investissement classique
Orange Juice Holdings Inc. n'est pas un fonds de capital-investissement de plus. La société, cofondée par Jeff Booth et Lyn Alden, se positionne comme une holding à capital permanent : elle acquiert des PME américaines rentables et les conserve indéfiniment, sans horizon de cession imposé. Selon le communiqué officiel publié sur PR Newswire, la société a bouclé un tour de table de 40 millions de dollars annoncé le 15 juillet 2026, destiné à financer les premières acquisitions et à constituer une trésorerie en bitcoin.
Le profil des cibles est précis : des entreprises américaines stables, générant entre 1 et 10 millions de dollars de flux de trésorerie annuels, dans des secteurs variés. Une fois acquises, elles ne sont pas revendues. Les flux qu'elles produisent alimentent soit de nouvelles acquisitions, soit des achats de bitcoin. Pas de cycles de fonds, pas de comité d'investissement pressé de sortir : c'est le principe fondateur qu'Alden détaille sur son blog.
Bitcoin comme réserve de valeur, PME comme moteur de flux
Derrière la structure se lit une conviction partagée par les deux fondateurs : les monnaies fiduciaires s'érodent et les entreprises qui génèrent des flux réels constituent un socle plus solide que les actifs purement financiers. Ricardo Salinas, président de Grupo Salinas et investisseur de référence du tour, résume la thèse sans détour : "la trésorerie est reine et on ne peut pas compter sur les États pour protéger la valeur de son argent."
Cette architecture rappelle, dans sa logique, ce que MicroStrategy a fait côté bilan d'entreprise cotée, mais Orange Juice Holdings opère en amont, au niveau opérationnel : les PME génèrent les liquidités, le bitcoin en absorbe le surplus. La société envisage par ailleurs une cotation publique à terme, selon les informations publiées sur le blog de Lyn Alden.
L'équipe opérationnelle réunit, aux côtés de Booth et Alden, Nico Lechuga, Andi Pitt, Adrian Steckel et Ruben Zweiban, tous issus du réseau Ego Death Capital. La combinaison d'une base d'actifs réels et d'une trésorerie en bitcoin place Orange Juice Holdings à l'intersection de deux thèses d'investissement qui, jusqu'ici, coexistaient rarement dans une même structure.










