Un signal obligataire qui donne du poids à l'alerte
Le taux japonais à 10 ans a franchi le seuil de 3%, un niveau que le marché n'avait pas vu depuis 1996. Ce mouvement survient une semaine après que Robert Kiyosaki, auteur de Père riche, père pauvre, a déclaré le 15 septembre que "le plus grand krach de l'histoire" avait commencé, en Europe et au Japon en premier lieu.
La tension obligataire ne se limite pas à Tokyo. L'Allemagne, la France et le Royaume-Uni empruntent à des coûts au plus haut depuis au moins dix ans. Le FMI projette une dette publique mondiale passant de près de 94% du PIB en 2025 à 100% en 2029. Cinq économistes de la BCE ont par ailleurs jugé possible une correction des valeurs technologiques. Ces éléments convergent pour alimenter le scénario que Kiyosaki défend depuis des années : une crise de la dette souveraine qui finit par emporter les marchés d'actifs.
Les marchés, eux, ne paniquent pas encore
Le tableau n'est pas uniformément sombre. Reuters ne relevait aucun signe de panique sur les actions américaines le 15 septembre, date à laquelle Kiyosaki a lancé son alerte. Le Bitcoin (BTC) se maintient autour de 81 600 $, loin d'un effondrement. Le marché de prédiction donne par ailleurs seulement 4% de probabilité à une récession japonaise en 2026 et 36% de chances que le Bitcoin surperforme l'or sur l'année.
Kiyosaki reste cohérent avec sa thèse de longue date : face à la dépréciation des monnaies fiduciaires et à la montée des dettes souveraines, il continue de privilégier l'or, l'argent et le Bitcoin. Son alerte est réelle, mais elle s'inscrit dans un discours qu'il tient depuis plusieurs années, ce qui invite à peser le signal avec le recul qui s'impose.
Pourquoi c'est important pour vos actifs
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Sens qualitatif, sans prévision de prix. Source : nos modèles de corrélation historique.
Selon nos modèles de corrélation historique, une hausse de taux surprise au Japon peut déclencher un dénouement du portage (carry trade) : les investisseurs qui empruntaient en yen pour acheter des actifs risqués soldent leurs positions, ce qui pèse sur le Bitcoin et le Nikkei 225 simultanément. À l'inverse, un assouplissement en zone euro ou une relance en Chine soutient plutôt les actifs risqués, BTC inclus. Dans ce contexte, l'or (via des véhicules comme le GDXx) et l'argent (SI=F) jouent leur rôle de couverture traditionnelle contre la tension souveraine, ce que Kiyosaki rappelle précisément. Aucun de ces mécanismes ne constitue un conseil d'achat ou de vente.














