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S&P 500 à un record historique malgré 23 000 emplois détruits en juillet : les résultats d'entreprises prennent le dessus
Illustration : Maxim Hopman via Unsplash

S&P 500 à un record historique malgré 23 000 emplois détruits en juillet : les résultats d'entreprises prennent le dessus

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Un marché de l'emploi en recul, des indices au sommet

Le rapport sur l'emploi américain de juillet 2026 a surpris par sa brutalité : l'économie a détruit 23 000 postes, alors que les analystes tablaient sur 80 000 créations nettes. Selon le Bureau of Labor Statistics, c'est la première contraction après plusieurs mois de croissance positive et les chiffres des mois précédents ont été révisés à la baisse de 103 000 emplois au total. Un signal de faiblesse macroéconomique difficile à ignorer.

Pourtant, le S&P 500 a clôturé la semaine à un record, au-dessus de 7 700 points, avec un gain hebdomadaire de 3,6%. Le Nasdaq a progressé de 5,2% sur la même période, le Dow Jones de 2,96%. Le graphique du SPX joint au tweet illustre cette ascension, avec un cours affiché à 7 757,64 points.

Les résultats d'entreprises, seul moteur qui compte

L'explication tient en un chiffre : 85,1%. C'est la proportion des 436 sociétés du S&P 500 ayant déjà publié leurs résultats du deuxième trimestre 2026 qui ont dépassé les estimations de bénéfices par action, selon les données LSEG. La moyenne historique depuis 1994 s'établit à 68% : l'écart est considérable.

Ce taux de surprises positives exceptionnellement élevé a suffi à court-circuiter les mauvaises nouvelles macroéconomiques. Les investisseurs ont arbitré en faveur des fondamentaux microéconomiques, ignorant provisoirement la dégradation du marché du travail. C'est un pari sur la résilience des marges, pas sur la santé de l'économie réelle.

Pourquoi c'est important pour vos actifs

Ce découplage entre données macro et performance boursière crée un terrain instable. Les actifs risqués, crypto inclus, ont tendance à suivre les indices actions américains sur les phases de stress : une correction du S&P 500, si les prochains rapports d'emploi confirment la tendance de juillet, se transmettrait rapidement aux marchés numériques. À l'inverse, tant que la saison des résultats soutient les indices, l'appétit pour le risque reste intact et profite à l'ensemble des classes d'actifs spéculatifs. La divergence actuelle entre emploi et Bourse ne peut pas durer indéfiniment : l'un des deux finira par céder.

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