Un phénomène qui dépasse la sphère crypto
Les agressions physiques liées à la détention d'actifs de valeur ne concernent plus uniquement les holders de cryptomonnaies. Un collectionneur de cartes Pokémon a récemment été séquestré en France, avec un préjudice estimé à plus de 300 000 euros. Ce type d'incident illustre une réalité plus large : quiconque est perçu comme détenteur d'actifs rares ou liquides devient une cible potentielle, indépendamment de la nature de ces actifs.
Le profil des victimes s'élargit. Là où les agressions visant des détenteurs de Bitcoin ou d'Ethereum concentraient l'attention ces dernières années, c'est désormais l'ensemble des collectionneurs et investisseurs particuliers qui font face à un risque physique croissant. La valeur perçue prime sur la nature de l'actif.
Mesurer l'insécurité pour mieux la documenter
Face à cette tendance, la question n'est plus de savoir si le problème existe, mais d'en mesurer l'ampleur réelle. C'est dans cette optique que France Cryptos a développé l'indice FC d'insécurité, un outil conçu pour quantifier le sentiment d'insécurité ressenti par les détenteurs de cryptomonnaies en France.
L'objectif est double : donner une visibilité objective à un phénomène souvent sous-documenté, et permettre à la communauté de contribuer à la mesure collective du risque. Les données agrégées ont vocation à objectiver ce que beaucoup vivent de manière isolée, sans cadre de référence commun.
La multiplication des cas, qu'il s'agisse de crypto ou de collections physiques, pointe vers un déficit de sécurité structurel qui mérite une réponse coordonnée, à la fois de la part des acteurs du secteur et des pouvoirs publics.



