Le sceptique de 2007 s'attaque à SpaceX
Steve Eisman ne mâche pas ses mots. L'investisseur devenu célèbre pour avoir parié contre le marché immobilier américain avant l'effondrement de 2007 vient de lire le prospectus d'introduction en Bourse de SpaceX. Son verdict : il n'est "pas fan".
Son raisonnement tient en un argument central : les ambitions en intelligence artificielle du groupe Musk transformeraient SpaceX en machine à brûler du capital. Ce n'est pas la fusée qui l'inquiète, c'est la facture IA.
Grok dans le viseur
Eisman va plus loin en ciblant directement Grok, le modèle d'IA développé au sein de la galaxie Musk. "Avec tout le respect que je dois à Elon Musk, Grok n'est pas une entreprise d'IA de classe mondiale." La formule est polie en surface, cinglante sur le fond.
Le problème posé est structurel. Si SpaceX intègre massivement l'IA dans son modèle économique, les besoins en investissements explosent, sans que la qualité des actifs IA justifie, selon Eisman, une telle mise. Un pari à double tranchant pour les futurs actionnaires.
La question que soulève ce positionnement dépasse SpaceX : combien d'entreprises valorisées sur leur exposition à l'IA dissimulent, derrière un prospectus soigné, une intensité capitalistique que les marchés n'ont pas encore pleinement intégrée ? Eisman, lui, a déjà posé son billet sur la table, côté sceptiques.






