Vendre bas, racheter haut : une logique de coût du capital
Phong Le, PDG de Strategy, a confirmé la cession d'environ 7 000 BTC destinée à financer des dividendes, avant un rachat réalisé vers 80 000 dollars. Une séquence qui peut sembler contre-intuitive, mais qui reflète la doctrine de l'entreprise : les décisions d'achat de Bitcoin ne sont pas indexées sur le prix spot, elles sont pilotées par le coût du capital de Strategy.
En clair, tant que le rendement attendu de l'opération dépasse ce coût, l'achat est justifié, même à un niveau supérieur au prix de cession initial. Cette approche distingue Strategy d'un simple détenteur spéculatif : l'entreprise gère sa position BTC comme un actif de bilan soumis à une discipline financière, avec des arbitrages entre financement des obligations (dividendes) et reconstitution de l'exposition.
La bataille MSCI : un enjeu d'indice pour toute la catégorie
Parallèlement, Strategy monte au créneau contre une proposition de MSCI qui exclurait les sociétés dont la trésorerie est principalement composée de crypto-actifs de ses indices. L'entreprise a jusqu'au 30 septembre pour soumettre ses observations ; MSCI rendra sa décision le 16 octobre.
L'enjeu dépasse Strategy seule. Une exclusion des indices MSCI entraînerait mécaniquement le retrait de ces titres des fonds indiciels et ETF qui répliquent ces benchmarks, réduisant leur base d'investisseurs institutionnels. Strategy conteste donc la proposition au nom d'un modèle qu'elle a contribué à populariser : la société cotée comme véhicule d'exposition au Bitcoin. Le marché de prédiction donnait, au moment du tweet, une probabilité de 0% à une radiation de MicroStrategy des indices MSCI d'ici juin 2027, ce qui suggère que les opérateurs anticipent un retrait de la proposition ou une issue favorable à l'entreprise.












