Le 5 décembre 2024, à quelques minutes de minuit, les écrans virent rouge vif sur les exchanges du monde entier. Bitcoin touche 103 679 USD. Le cap des 100 000 dollars, moqué pendant des années, vient de tomber.
Six semaines qui ont tout changé
Tout s'accélère après l'élection de Donald Trump le 5 novembre. Le marché comprend vite que Washington va changer de ton. Le 5 décembre, Trump annonce deux nominations qui font l'effet d'une détonation : Paul Atkins, avocat pro-crypto, prend la tête de la SEC à la place de Gary Gensler, l'homme qui a passé trois ans à attaquer le secteur. Et David Sacks, investisseur tech de la Silicon Valley, devient officiellement « AI & Crypto Czar » à la Maison Blanche. Deux signaux clairs envoyés en une seule journée.
Le volume d'échange de Bitcoin dépasse 50 milliards USD en 24 heures. Ethereum gagne 15 % dans la foulée. La capitalisation totale du marché crypto franchit les 3 000 milliards USD. Les ETF Bitcoin spot, lancés en janvier 2024, drainent des milliards de dollars institutionnels chaque semaine. Le contexte est parfait.
Seize ans pour arriver là
Ce qui rend le moment encore plus fort : le whitepaper de Satoshi Nakamoto date du 31 octobre 2008. Seize ans séparent ce PDF de neuf pages posté sur une mailing list de cryptographes et ce pic à 103 679 USD. En 2010, Laszlo Hanyecz payait deux pizzas 10 000 BTC. En 2024, un seul bitcoin vaut une berline neuve.
Michael Saylor, fondateur de MicroStrategy et l'un des plus gros détenteurs institutionnels de BTC, résume l'ambiance sur CNBC : « This is a historic moment for Bitcoin, symbolizing the asset's maturity after 16 years. »
Aujourd'hui, à 80 186 USD, Bitcoin a reculé d'environ 23 % par rapport à ce pic de décembre 2024. La volatilité n'a pas disparu. Mais le cap des 100 000 dollars a été franchi, validé, et il ne sera plus jamais un fantasme.