La Maison-Blanche présente une "offre finale"
Patrick Witt, conseiller crypto de la Maison-Blanche, a pris la parole lundi lors d'un sommet du Solana Policy Institute à Washington. Son message est direct : Donald Trump a personnellement "béni" la dernière version du Clarity Act, juste avant le vote du Sénat prévu mardi. Witt assure que la Maison-Blanche a répondu à toutes les objections soulevées durant les négociations et que le texte soumis au vote constitue l'"offre finale".
Cette déclaration vise à couper court aux tergiversations. En présentant Trump comme garant direct du texte, la Maison-Blanche cherche à verrouiller les soutiens républicains et à mettre les démocrates hésitants en position inconfortable.
Le nœud des conflits d'intérêts
Le principal point de friction reste la gestion des conflits d'intérêts du président, dont les activités dans le secteur crypto se sont multipliées. La nouvelle mouture du texte confie aux procureurs généraux des États le soin de faire respecter les règles d'éthique visant les responsables publics. Limite notable : ces procureurs ne peuvent pas poursuivre le président lui-même.
C'est précisément sur ce point que la sénatrice Elizabeth Warren et plusieurs démocrates bloquent. Witt juge pourtant qu'un vote contre ces dispositions d'éthique serait "difficile à justifier politiquement" pour l'opposition. L'argument est rhétorique autant que tactique : voter contre des règles d'éthique, même imparfaites, expose à une critique facile.
Malgré ce cadrage offensif, le marché de prédiction Polymarket ne donne que 19% de probabilité au Clarity Act d'être promulgué en 2026. Un signal qui reflète les doutes persistants sur la capacité du texte à franchir le seuil des 60 voix nécessaires pour clore un éventuel débat au Sénat. La question du nombre de sénateurs prêts à voter pour le texte reste ouverte et les marchés de prédiction suivent de près chaque déclaration pour ajuster ces cotes.










