0,0014% contre 2 à 5% : l'argument de CZ
Changpeng Zhao, fondateur de Binance, avance une comparaison chiffrée qui tranche avec le discours dominant sur la crypto et la criminalité financière. Selon lui, les transactions illicites représentent environ 0,0014% du volume total des échanges en crypto, quand la finance bancaire classique afficherait entre 2 et 5% de flux douteux. L'écart revendiqué est d'un facteur 100, en faveur de la blockchain.
CZ attribue ces chiffres à des outils d'analyse blockchain utilisés par les forces de l'ordre, sans préciser lesquels. Ce type d'outil, déployé notamment par des sociétés spécialisées dans le traçage on-chain, permet d'identifier les adresses associées à des activités criminelles connues et de mesurer leur part dans le volume global. La méthode n'est pas neutre : le périmètre retenu (quelles adresses, quels critères de classification) influe directement sur le résultat.
La transparence de la blockchain comme argument de fond
Derrière le chiffre, CZ défend une thèse structurelle : la blockchain est, par nature, plus traçable que le système bancaire traditionnel. Chaque transaction est enregistrée de façon permanente et publique sur un registre distribué, ce qui permet, en théorie, de reconstituer l'intégralité d'un flux financier illicite à partir d'une seule adresse identifiée.
C'est précisément ce que les cellules de renseignement financier, dont Tracfin en France, commencent à exploiter via des partenariats avec des prestataires d'analyse on-chain. La logique est inverse à celle de la trésorerie ou des virements bancaires opaques : en crypto, l'anonymat n'est pas natif, il se construit activement (mixeurs, bridges, swaps entre chaînes). Sans ces techniques, les fonds restent visibles.
Cette transparence est aussi ce qui a permis, ces dernières années, de saisir des montants records dans des affaires criminelles, y compris des fonds dormant depuis des années sur des wallets identifiés. Pour les utilisateurs qui cherchent à choisir une plateforme d'échange conforme aux exigences réglementaires françaises, les meilleures plateformes crypto en France en 2026 intègrent désormais toutes des dispositifs de surveillance on-chain obligatoires sous MiCA.
La position de CZ reste celle d'un acteur directement concerné par le débat réglementaire, ce qui invite à lire ses chiffres avec le recul qu'impose toute communication intéressée. Mais l'ordre de grandeur qu'il cite, s'il est confirmé par des sources indépendantes, pèse dans un débat où la crypto est encore souvent présentée comme le vecteur privilégié du blanchiment, alors que les volumes de la finance traditionnelle restent sans commune mesure.








