52 heures de séquestration et de violences
Deux jeunes millionnaires français en crypto, âgés d'une vingtaine d'années, ont été attirés dans l'est de Londres avant d'être retenus prisonniers pendant 52 heures dans un appartement. Ligotés, battus, brûlés à la cigarette et aspergés d'eau bouillante, ils ont également subi des menaces de mutilation et de violences sexuelles, selon les éléments rapportés par les sources disponibles.
Leurs ravisseurs réclamaient 150 000 dollars en crypto. Un premier transfert de 30 000 $ a été obtenu, ce qui a conduit à la libération d'une des deux victimes. La seconde affirme avoir ensuite été revendue à un autre groupe criminel, ajoutant une dimension supplémentaire à la gravité de l'affaire.
L'opération s'est terminée par une course-poursuite à 110 km/h, la voiture des suspects finissant sa course contre un lampadaire. Six hommes ont été reconnus coupables. Le cerveau présumé de l'opération, surnommé Nino, reste en fuite.
Une menace physique qui s'intensifie contre les détenteurs crypto
Cette affaire londonienne n'est pas un cas isolé. CertiK a recensé plus de 50 attaques physiques visant des détenteurs de cryptomonnaies au premier semestre 2026, la France figurant parmi les zones les plus touchées. Le Guardian avait déjà documenté en 2025 une série d'enlèvements ciblant des millionnaires crypto français, signalant que les forces de l'ordre françaises avaient ouvert des enquêtes sur plusieurs cas similaires.
Le profil des victimes est devenu un critère de ciblage à part entière : une fortune visible, souvent affichée sur les réseaux sociaux, des actifs difficiles à tracer et des transferts potentiellement irréversibles. La rançon en crypto présente un avantage opérationnel évident pour les ravisseurs, qui peuvent exiger un virement immédiat sans intermédiaire bancaire.
Pour les détenteurs d'actifs numériques significatifs, la sécurité opérationnelle ne se limite plus aux mots de passe et aux wallets matériels. La discrétion sur le patrimoine, la vigilance sur les déplacements et la prudence face aux invitations inconnues sont désormais des précautions concrètes, pas des mises en garde abstraites.











