La France, championne européenne des dividendes
Au deuxième trimestre 2026, les grandes sociétés cotées françaises ont distribué 70,4 milliards de dollars à leurs actionnaires, contre 51,3 milliards pour l'Allemagne, 17,5 pour l'Italie et 13,2 pour l'Espagne. La France s'installe ainsi au premier rang européen et au deuxième rang mondial, derrière les États-Unis qui dominent à 177,2 milliards de dollars. Ces chiffres sont issus du rapport trimestriel de Janus Henderson portant sur les 1 500 premières capitalisations mondiales.
Deux noms tirent particulièrement le total vers le haut. Bolloré SE a versé un dividende exceptionnel de 4,2 milliards d'euros, distribué en partie à des sociétés appartenant au giron du groupe. Sanofi a quant à lui relevé son dividende par action de 5,1%, porté par les performances commerciales du Dupixent. Sans ces deux effets ponctuels, le classement français resterait solide, mais l'écart avec l'Allemagne serait nettement plus serré.
Rachats d'actions et fiscalité : ce que les chiffres impliquent
À l'échelle mondiale, les dividendes progressent de 7,3% sur un an pour atteindre 757,8 milliards de dollars au deuxième trimestre. Les rachats d'actions accélèrent encore plus vite : +26,8% à 572 milliards de dollars. Cette dynamique traduit une préférence croissante des entreprises pour les rachats, mécanisme fiscalement plus souple dans plusieurs juridictions.
En France, la donne est différente. Les dividendes perçus sur un compte-titres ordinaire supportent un prélèvement forfaitaire unique de 30% minimum, ce qui rend la comparaison avec d'autres enveloppes d'investissement directement pertinente pour les épargnants. Le volume record distribué par les entreprises du CAC et des indices associés rappelle que la rémunération actionnariale reste un levier central de la stratégie financière des grands groupes français, indépendamment des cycles de taux.








