50 opérations par jour, dont des valeurs crypto
La déclaration financière de juillet de Donald Trump fait état de 1 156 ordres de Bourse sur un seul mois : plus de 440 achats et 700 ventes, pour une valeur estimée entre 79 et 270 millions de dollars. Soit environ 50 opérations quotidiennes.
Parmi les transactions, plusieurs touchent directement le secteur des actifs numériques. Trump a acheté des actions Strategy pour un montant compris entre 50 001 et 100 000 dollars, ainsi que des actions Coinbase. Du côté des ventes, il s'est défait d'actions MARA Holdings, entre 15 001 et 50 000 dollars et d'actions CleanSpark.
La Maison Blanche indique que le portefeuille est piloté par des institutions tierces via des modèles automatisés qui répliquent des indices, dont le Schwab 1000. L'argument : Trump ne déciderait pas lui-même de chaque ordre.
L'absence de blind trust, un problème structurel
Cet argument se heurte à un fait précis. Trump n'a pas placé ses actifs dans un blind trust, le dispositif qui coupe juridiquement un propriétaire de la connaissance de ses positions. Il peut donc, à tout moment, consulter la liste de ce qu'il détient.
Cette situation prend un relief particulier au regard du calendrier législatif. Ces opérations se déroulent pendant que son administration travaille activement sur le CLARITY Act, le texte destiné à clarifier la régulation des actifs numériques aux États-Unis et sur l'encadrement des stablecoins. Des décisions politiques qui peuvent directement affecter la valorisation des entreprises dont Trump détient des actions.
Le blind trust n'est pas une obligation légale pour un président américain, mais son absence crée une zone grise entre intérêt personnel et décision publique que les déclarations financières obligatoires ne suffisent pas à combler.








