Un seuil symbolique franchi, une dynamique structurelle
Le marché européen des ETF a passé le cap des 3 000 milliards d'euros d'encours en 2025, avec une croissance annuelle de 30% et un doublement sur deux ans, selon les données compilées par Gestion de Fortune. Ce n'est pas un simple effet de marché haussier : le nombre d'investisseurs particuliers en ETF en Europe atteignait 32,8 millions fin 2025, avec 15,1 millions de plans d'investissement exécutés chaque mois sur le continent.
La France contribue à ce mouvement, mais depuis un niveau de départ très bas. On compte aujourd'hui 2,6 millions de détenteurs d'ETF dans le pays, soit 21% des investisseurs français et 5% des adultes. La base progresse vite, à +24% par an, mais le retard accumulé reste visible.
Le changement est culturel avant d'être financier
Arnaud Gihan, responsable de la distribution de BlackRock France, l'a formulé clairement dans les colonnes des Echos : les Français font désormais la distinction entre épargner et investir. Ce glissement sémantique traduit une rupture réelle avec des décennies de préférence pour le livret A et l'assurance-vie en fonds euros.
Le profil du nouvel investisseur est net : moins de 40 ans, autonome, formé via les réseaux sociaux plutôt qu'en agence bancaire et qui passe ses ordres depuis une application mobile. Ce canal de distribution court-circuite le conseil traditionnel et réduit les frais d'entrée, deux facteurs qui expliquent en partie l'accélération.
Le chiffre le plus frappant reste celui du patrimoine : la part des actifs financiers des Français placée en actions, ETF ou fonds serait passée d'environ 4% en 2010 à près de 16% aujourd'hui, un facteur 4 en quinze ans. L'écart avec les États-Unis, où cette proportion tourne autour de 60%, donne la mesure du chemin restant à parcourir.
Pourquoi c'est important pour vos actifs
- $BLK▲ Haussier
Sens qualitatif, sans prévision de prix. Source : nos modèles de corrélation historique.
La montée en puissance des ETF en Europe concerne directement des acteurs comme BlackRock (BLK), dont les gammes iShares dominent la collecte continentale. Nos modèles de corrélation historique montrent que les flux vers les produits cotés sont devenus un moteur central pour les actifs sous-jacents : des entrées nettes soutenues alimentent la demande sur le Bitcoin et l'Ethereum, des sorties la retirent. L'approbation d'un nouvel ETF a historiquement marqué des points d'inflexion majeurs sur ces marchés. Une base d'investisseurs particuliers européens qui s'élargit structurellement renforce ce canal de transmission sur le long terme.











