Ethereum, infrastructure de référence pour la monnaie stable
Ethereum héberge désormais 87 % de l'offre totale de stablecoins en circulation, pour une capitalisation de 153 milliards de dollars, un record historique selon DefiLlama. Sur un marché global qui dépasse 310,8 milliards de dollars, la part d'Ethereum est écrasante. Le graphique Artemis reproduit dans le tweet illustre cette concentration : les autres réseaux, Solana, TON, Avalanche C-Chain, Polygon PoS, Sui, Aptos ou Near, n'apparaissent que comme des lignes marginales sur l'axe des ordonnées, loin derrière la courbe Ethereum.
Côté composition, l'USDT domine à 51,15 % des stablecoins hébergés sur le réseau, selon les données DefiLlama au 5 juillet 2026. Ethereum n'est donc pas seulement la première blockchain pour les stablecoins : elle est le socle sur lequel repose la majorité de la liquidité stable mondiale, qu'il s'agisse de règlements DeFi, de transferts institutionnels ou de collatéral on-chain.
Le paradoxe de la valeur non capturée
Cette domination soulève une question structurelle. Ethereum génère des frais, sécurise des centaines de milliards de dollars de valeur stable et sert d'infrastructure critique à l'ensemble du secteur. Pourtant, cette utilité réelle se reflète mal dans le prix de l'ETH. Le mécanisme est connu : les stablecoins transitent sur le réseau sans créer de pression acheteuse directe sur l'ETH lui-même. Les frais de transaction, partiellement brûlés depuis EIP-1559, constituent le principal canal de transmission entre activité réseau et valeur du token, mais ce canal reste insuffisant pour absorber la pression vendeuse ou attirer des flux spéculatifs comparables à ceux que génèrent des narratifs plus directs.
Le constat est là : 87 % de l'offre mondiale de stablecoins sur une seule blockchain et un actif natif qui peine à en capter la prime. C'est le paradoxe central d'Ethereum en 2026 et il structure le débat sur la valorisation à long terme de l'ETH autant que n'importe quel ratio technique.









