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Michael Burry parie contre la tech : Palantir, Nvidia et les ETF dans sa ligne de mire

Michael Burry parie contre la tech : Palantir, Nvidia et les ETF dans sa ligne de mire

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Burry rejoue-t-il The Big Short contre la tech ?

Michael Burry, gérant de Scion Asset Management et figure emblématique du pari contre les subprimes en 2008, a liquidé l'intégralité de sa position GameStop pour ouvrir un short direct sur Palantir. Sa thèse est précise : le titre vaut entre 46 et 50 dollars en valeur d'équilibre. Ce n'est pas seulement la valorisation qu'il attaque, c'est le modèle économique lui-même.

Le signal le plus fort vient du 13F Q3 2025 de Scion, déposé auprès de la SEC : 912 millions de dollars de puts notional sur Palantir et 187 millions sur Nvidia. Des chiffres qui ne laissent aucune ambiguïté sur l'ampleur du positionnement. Burry va plus loin en comparant l'état actuel du marché boursier aux derniers mois de la bulle Internet, une période où les valorisations avaient décroché de tout ancrage fondamental avant un effondrement brutal.

Un portefeuille structuré autour du scénario de retournement

La stratégie ne se limite pas à deux noms. Burry vient d'ajouter des puts à échéance 2027 sur les ETF SOXX et QQQ, deux indices qui concentrent l'exposition aux semi-conducteurs et aux grandes capitalisations technologiques américaines. Nvidia et Oracle complètent la liste, avec des strikes positionnés bien en dessous des cours actuels, ce qui implique un scénario de baisse significative d'ici deux ans.

Côté allocation, les shorts directs sur Palantir et Tesla représentent environ 2,5 % du portefeuille. Les puts sur les autres valeurs IA et tech ajoutent 7 % supplémentaires, soit près de 9,5 % du portefeuille total exposé à un retournement du secteur. C'est une conviction forte, pas un hedge de précaution.

Le retour de bâton potentiel est réel : si la dynamique haussière sur l'IA se prolonge, les pertes sur ces positions peuvent s'accumuler rapidement. Burry le sait mieux que quiconque. En 2008, il avait tenu ses shorts pendant des mois sous pression de ses propres investisseurs avant d'avoir raison. La question n'est pas de savoir s'il a tort ou raison sur le fond, mais si le marché lui donnera raison dans les délais que ses options imposent.

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