Une technologie silicium pensée pour l'industrie
Quobly ne part pas de zéro. La startup grenobloise, fondée en 2022 par deux chercheurs issus du CEA et du CNRS, s'appuie sur le silicium, matériau déjà maîtrisé par toute la chaîne microélectronique mondiale. Le pari est clair : produire des machines quantiques moins coûteuses et directement intégrables aux infrastructures de data centers existantes, sans refonte lourde.
Cette approche a convaincu un tour de table industriel solide. STMicroelectronics entre au capital pour la fabrication des semi-conducteurs. Air Liquide sécurise l'approvisionnement en matières premières critiques. SealSQ couvre le volet cybersécurité. Trois partenaires qui couvrent l'ensemble de la chaîne de valeur, de la puce au déploiement sécurisé.
OVHcloud ouvre la voie, 2027 comme horizon
OVHcloud devient le premier client privé de Quobly. Une machine sera accessible via le cloud dès cette année, ce qui fait de l'hébergeur français le banc de test grandeur nature du dispositif. C'est un signal fort : le quantique ne se cantonne plus aux laboratoires.
Le premier ordinateur quantique complet, lui, est attendu pour 2027. La feuille de route est serrée, mais le financement est désormais à la hauteur de l'ambition.
Cette levée de 115 millions d'euros en série A illustre un basculement de tendance. Après des années de domination de l'IA dans les flux de capital-risque, le calcul quantique attire à son tour les grandes enveloppes. La France, avec Quobly, se positionne en acteur industriel crédible, pas seulement en producteur de recherche académique. La question n'est plus de savoir si le quantique sera viable commercialement, mais qui sera en mesure de livrer en premier.







