Un sommet de 48h sans avancée formelle
Rien de concret. À l'issue des deux jours de discussions à Pékin, Donald Trump a lui-même reconnu que les droits de douane n'avaient "pas été évoqués" et qu'aucun engagement n'avait été pris "dans un sens ou dans l'autre". Sur Taïwan, même silence diplomatique : le dossier reste ouvert, sans position américaine clarifiée.
La fréquence des rencontres prévues est, en revanche, un signal politique. Trump et Xi pourraient se voir jusqu'à quatre fois au cours de l'année 2026, ce qui marquerait un rythme inédit pour les deux puissances depuis plusieurs années.
Des contrats commerciaux pour masquer le vide politique
Faute d'accord structurel, les deux délégations repartent avec des commandes industrielles. La Chine a annoncé l'achat de 200 jets Boeing et de 400 à 450 moteurs GE : des volumes significatifs pour deux fleurons de l'industrie américaine, mais qui relèvent davantage du geste commercial que d'une normalisation des relations commerciales.
Côté technologie, le signal est plus ambigu. Malgré l'autorisation accordée par Washington, Pékin n'a pas commandé les puces H200 de Nvidia. Un non-achat qui peut s'interpréter comme une posture de négociation, ou comme le signe que la Chine avance sur ses propres alternatives.
Pour les marchés, ce sommet illustre une dynamique à double tranchant : suffisamment de gestes pour éviter une escalade, pas assez de substance pour parler de détente durable. La prochaine rencontre Trump-Xi sera scrutée avec la même attention.












