Un tweet. 57 mots. Et 1 000 milliards de dollars partent en fumée en une semaine.
Le 17 mai 2021, Elon Musk poste depuis son compte Twitter une annonce qui glace le marché : Tesla suspend les achats de véhicules en Bitcoin. La raison invoquée ? L'utilisation croissante de combustibles fossiles, notamment le charbon, pour alimenter le mining. Cinq jours plus tôt, le même Musk avait fait grimper le BTC à 57 000 USD en annonçant que Tesla acceptait les paiements crypto. Le retournement est brutal.
Double peine
Le marché encaisse le choc, mais ce n'est pas fini. Dans les jours qui suivent, la Chine accélère son interdiction du mining sur son territoire. Des fermetures massives de fermes de minage s'enchaînent, le hashrate mondial dégringole, et la panique s'installe. Les vendeurs se ruent vers la sortie.
Le 19 mai 2021, le Bitcoin touche 30 000 USD en séance. Soit une chute de plus de 40% depuis le pic du 12 mai. La capitalisation totale du marché crypto perd 1 000 milliards USD en une semaine. L'ETH, les altcoins, tout le monde prend. C'est un bain de sang généralisé.
Ce qui pique un peu plus : Tesla ne vend pas ses bitcoins. La société conserve ses 1,5 milliard USD en BTC. Musk coupe les paiements pour des raisons écologiques, mais garde le trésor. La communauté crypto ne manque pas de le noter.
La leçon à 1 000 milliards
Cet épisode révèle deux fragilités du Bitcoin en 2021 : sa dépendance aux déclarations d'une poignée de personnalités influentes, et sa concentration géographique du mining en Chine. Un seul tweet, un seul décret, et le marché s'effondre.
Aujourd'hui, le BTC s'échange autour de 80 000 USD. Ceux qui ont tenu pendant le crash de mai ont plus que doublé leur mise. Mais beaucoup ont vendu à 30 000 USD, convaincus que c'était la fin. Ce n'était pas la fin.