Le 14 mars 2024, Bitcoin touche 73 750 USD. Un record. Le premier depuis novembre 2021, quand le marché s'était effondré sous le poids de FTX et des hausses de taux.
Cette fois, le moteur est différent. Ce n'est plus la spéculation retail des années 2020-2021. C'est BlackRock.
La machine à aspirer des BTC
Depuis janvier 2024, la SEC a approuvé les ETF Bitcoin spot. Et IBIT, le fonds de BlackRock, tourne à plein régime. Le 14 mars, il enregistre plus de 500 millions USD d'entrées nettes en une seule journée. Sur l'ensemble des ETF spot, c'est plus d'un milliard USD qui s'engouffre dans le marché. Eric Balchunas, analyste ETF chez Bloomberg, résume la situation : les flux « aspirent les bitcoins du marché » à un rythme jamais vu.
Le résultat est mécanique. Moins de BTC disponibles sur les exchanges, demande institutionnelle qui ne faiblit pas, anticipation du halving prévu en avril. La capitalisation de Bitcoin franchit 1,45 billion USD. Le volume de trading dépasse 50 milliards USD en 24 heures. Depuis le 1er janvier, BTC a progressé de +150%.
Le pic, puis la gueule de bois
Mais les marchés ne montent pas en ligne droite. Dès le lendemain, BTC recule à 69 497 USD, soit -2,6%. Une semaine plus tard, il cède à 65 493 USD. Un mois après l'ATH, il s'échange autour de 64 000 USD. Les prises de profits sont massives. Certains qui attendaient ce moment depuis 2021 sortent.
Pourtant, l'histoire ne s'arrête pas là. Un an plus tard, BTC s'établit autour de 84 000 USD, soit +17,7% par rapport au pic du 14 mars. Ce qui ressemblait à un sommet n'était qu'une étape.
Ce cycle 2024 marque un tournant structurel : pour la première fois, ce sont des gérants d'actifs traditionnels, pas des particuliers sur Binance, qui tirent les prix vers le haut. Le bitcoin est entré dans les portefeuilles institutionnels. Et ça change tout à la dynamique des cycles suivants. 📈