Des projections revues à la baisse sur toute la ligne
La Banque de France a publié ses projections macroéconomiques de septembre et le tableau est plus sombre que celui de juin. La croissance française est désormais attendue à 0,4% en 2026, soit 0,1 point de moins que la prévision précédente. L'institution anticipe ensuite un rebond progressif : 0,9% en 2027, puis 1,2% en 2028. Une trajectoire de reprise, mais à partir d'un plancher particulièrement bas.
Côté inflation, la Banque de France table sur 2,3% en 2026, un niveau qu'elle attribue en partie au conflit au Moyen-Orient. La pression devrait ensuite se dissiper : 1,9% en 2027, puis 1,6% en 2028, ramenant l'inflation sous le seuil cible de la BCE.
Chômage et pouvoir d'achat : deux signaux d'alerte pour les ménages
Le marché du travail se dégrade plus vite que prévu. Le taux de chômage continuerait de monter à court terme pour atteindre 8,4% en fin d'année, contre un pic de 8,2% anticipé lors des projections de juin. Un retour à 8,0% n'est envisagé qu'en 2028.
Plus préoccupant encore pour les ménages : le pouvoir d'achat de la masse salariale baisserait en 2026 avant de repartir en 2027. En clair, l'inflation absorbe les hausses de salaires et la combinaison d'une croissance atone avec un chômage en hausse laisse peu de marges de manœuvre à Bercy pour soutenir la demande intérieure.
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Sens qualitatif, sans prévision de prix. Source : nos modèles de corrélation historique.
Une inflation à 2,3% en France, dans un contexte de croissance stagnante, complique la marge de manœuvre de la BCE sur ses baisses de taux. Selon nos modèles de corrélation historique, une inflation plus chaude que prévu repousse l'horizon des assouplissements monétaires, ce qui pèse généralement sur le Bitcoin et les actions tout en renforçant le dollar au détriment de l'euro. Sur l'or, le mécanisme est plus nuancé : c'est le niveau des taux réels, corrigés de l'inflation, qui dicte sa direction.












