Quatre banques en pole position selon Diamond
Bob Diamond, ancien directeur général de Barclays, place JPMorgan, Goldman Sachs, Morgan Stanley et Bank of New York Mellon en tête des bénéficiaires de la révolution blockchain dans la finance traditionnelle. Son raisonnement repose sur les avantages concrets que ces établissements tirent déjà de leurs investissements : trading 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, règlement instantané des transactions, tenue d'un registre permanent et infalsifiable, réduction des coûts opérationnels et liquidité plus profonde sur les marchés.
Ces quatre institutions partagent un point commun : elles ont engagé des ressources significatives dans l'innovation blockchain depuis plusieurs années, là où d'autres acteurs du secteur ont temporisé. Pour Diamond, ce positionnement précoce leur confère une avance structurelle difficile à combler. La logique est simple : les établissements qui ont absorbé les coûts d'apprentissage et de déploiement en amont se retrouvent aujourd'hui avec des infrastructures opérationnelles, pendant que leurs concurrents plus attentistes doivent encore franchir ces étapes. Dans un secteur où la vitesse d'exécution et la profondeur de liquidité constituent des avantages compétitifs directs, ce décalage de calendrier se traduit par un écart mesurable.
La liste de Diamond n'est pas anodine. JPMorgan, Goldman Sachs, Morgan Stanley et Bank of New York Mellon représentent des profils distincts au sein de la finance traditionnelle, couvrant aussi bien la banque d'investissement, le trading que la conservation d'actifs. Le fait que Diamond les réunisse sous une même thèse suggère que les bénéfices de la blockchain ne se limitent pas à un seul segment d'activité, mais traversent l'ensemble de la chaîne de valeur financière : de l'exécution des ordres jusqu'à la garde et au règlement.
Circle et HyperLiquid, les infrastructures à surveiller
Au-delà des banques, Diamond élargit son analyse aux infrastructures. Il cite Circle, l'émetteur du stablecoin USDC, comme acteur incontournable de la couche de paiement tokenisée. HyperLiquid, la blockchain spécialisée dans le trading on-chain, figure également dans sa sélection des futurs gagnants côté protocoles.
Ces deux noms illustrent une thèse plus large : la valeur ne se concentrera pas uniquement chez les intermédiaires financiers historiques, mais aussi chez les infrastructures qui rendent possible le règlement instantané et la liquidité permanente. Circle et HyperLiquid occupent précisément ces positions dans la chaîne de valeur émergente. Circle intervient au niveau du medium d'échange, en fournissant un stablecoin utilisable dans les flux de paiement tokenisés. HyperLiquid, de son côté, s'attaque directement à la couche d'exécution, en proposant un environnement de trading on-chain conçu pour rivaliser avec les plateformes centralisées sur la vitesse et la profondeur de marché.
La lecture de marché associée à ces deux actifs est haussière, ce qui reflète l'attention que les investisseurs portent désormais aux infrastructures de la finance décentralisée au même titre qu'aux grandes banques traditionnelles. Les corrélations de marché identifient d'ailleurs CRCL, HYPE, JPM et GS comme les actifs directement concernés par la prise de position de Diamond.
Le marché de prédiction donne à 14% la probabilité qu'HyperLiquid soit listé sur Binance en 2026 et à 16% celle que la plateforme introduise un dispositif KYC d'ici le 30 septembre 2026 : des signaux qui témoignent de l'attention que le marché porte désormais à ce protocole. Ces chiffres restent modestes en valeur absolue, mais ils traduisent une surveillance active de l'écosystème autour d'HyperLiquid, notamment sur les questions de régulation et d'accès aux grandes plateformes de distribution. La prise de position publique d'une figure comme Diamond ne fera qu'amplifier ce regard et potentiellement accélérer les arbitrages d'allocation chez les investisseurs institutionnels qui suivent ses analyses.








