Une crise de marge sans précédent sur le marché actions coréen
Au 13 juillet 2026, plus de 1,2 million de comptes de détail à effet de levier avaient déclenché un appel de marge sur les marchés actions sud-coréens, soit un adulte en âge de travailler sur trente dans le pays. Entre 320 000 et 360 000 de ces comptes ont été liquidés d'office par les courtiers, selon les données compilées par Biggo Finance. Depuis mai, les liquidations forcées cumulées atteignent 2 300 milliards de wons, soit environ 1,55 milliard de dollars.
Le contexte aggravant : le solde de marge des investisseurs particuliers avait atteint un record de 38,6 trillions de wons le 24 juin, au sommet d'un marché qui allait se retourner brutalement. La concentration du risque était extrême. Samsung Electronics et SK Hynix représentent ensemble plus de 50% de la pondération du KOSPI et leurs ETF à levier ont servi de vecteur principal à la contagion.
Goldman Sachs pointe une spirale déconnectée des fondamentaux
Le KOSPI a perdu plus de 25% depuis son pic de juin 2026, selon Reuters, qui qualifie ce mouvement de bear market record à l'échelle mondiale. Goldman Sachs décrit un désendettement en chaîne : les produits à levier sur actions individuelles, notamment ceux adossés à Samsung Electronics et SK Hynix, se sont vendus mécaniquement les uns après les autres, sans lien avec les résultats opérationnels des entreprises concernées.
Cette dynamique auto-alimentée, typique des spirales de marge, amplifie les baisses bien au-delà de ce que justifieraient les fondamentaux. La régulation a réagi : le 16 juillet, la Financial Services Commission (FSC) a suspendu la création de nouveaux produits à levier sur actions individuelles et relevé la marge minimum à 30 millions de wons, en liquidités uniquement.
Pourquoi c'est important pour vos actifs
- $GS▼ Baissier
- $EWY▼ Baissier
Sens qualitatif, sans prévision de prix. Source : nos modèles de corrélation historique.
Les ETF exposés aux marchés coréens, comme l'EWY, subissent directement la pression des liquidations forcées sur les composantes du KOSPI. Selon nos modèles de corrélation historique, les flux des produits cotés sont devenus un moteur central des marchés : des sorties nettes soutenues retirent de la liquidité et pèsent sur l'ensemble des actifs corrélés, y compris les valeurs comme Goldman Sachs (GS), exposées à ces dynamiques via leurs activités de courtage et de structuration. Une crise de marge de cette ampleur rappelle que le désendettement forcé peut contaminer des actifs a priori sans lien direct avec l'épicentre.











