Un cycle technologique qui ressemble aux précédents
Gary Gensler, ancien président de la Securities and Plateforme d'échange Commission, ne mâche pas ses mots sur l'IA : le trade actuel a peu de chances de durer. Son diagnostic s'appuie sur un parallèle direct avec les précédents cycles technologiques, où un volume de dépenses massif finit toujours par plafonner, puis se retourner. La mécanique est connue, l'issue aussi.
Ce qui rend le moment particulièrement tendu, c'est la structure des paris en jeu. OpenAI et Anthropic engagent des milliards de dollars sur des revenus futurs qui restent, pour l'heure, largement hypothétiques. Face à eux, une concurrence chinoise structurellement moins chère comprime les marges attendues avant même que le modèle économique ne soit stabilisé.
IPO : Sam Altman lui-même freine des quatre fers
Gensler cite un signal difficile à ignorer : Sam Altman, patron d'OpenAI, considère lui-même que ce n'est pas le bon moment pour les sociétés d'IA de s'introduire en Bourse. Difficile de plaider pour une valorisation publique quand le fondateur de la société la plus emblématique du secteur tient ce discours.
Les marchés de prédiction confirment cette lecture. La cote d'une IPO OpenAI valorisée à plus de 1 000 milliards de dollars avant 2027 ressort à 5% selon les données de marché disponibles au moment du tweet. Quant à une introduction avant le 30 juin 2026, la probabilité tombe à 0%. Ces chiffres traduisent une défiance concrète des opérateurs, pas seulement une prudence rhétorique.
Pour les acteurs indirectement exposés, comme Microsoft ou Oracle via leurs investissements et contrats cloud liés à l'IA, un retournement du cycle pèserait sur les anticipations de revenus associés à ces partenariats. Gensler ne vise pas ces entreprises nommément, mais la logique de cycle qu'il décrit les englobe.












