Un coupe-circuit pour la 8e fois en 2026
La Bourse de Séoul a suspendu les échanges lundi après que le KOSPI a dépassé le seuil de déclenchement du coupe-circuit, soit une baisse supérieure à 8%. C'est la huitième activation de ce mécanisme depuis le début de l'année 2026 et la quatorzième de l'histoire de la place coréenne, selon l'agence Yonhap. Les échanges ont été interrompus vingt minutes avant de reprendre dans un contexte de panique généralisée.
En clôture, l'indice affichait une chute de 11%, repassant sous les 6 000 points pour la première fois depuis avril. Le graphique de séance montrait un KOSPI à 6 023,66 points avant de poursuivre sa descente. Depuis ses plus hauts, l'indice a perdu 36%.
Samsung, SK Hynix et la contagion aux semi-conducteurs européens
Les deux poids lourds de la cote coréenne ont subi de plein fouet la correction. Samsung Electronics et SK Hynix ont chacun abandonné plus de 13% en séance, entraînant dans leur sillage l'ensemble du secteur des semi-conducteurs. Au total, 600 000 milliards de wons de capitalisation boursière ont été effacés en une seule séance, soit près de 400 milliards de dollars.
La secousse n'a pas tardé à traverser les frontières. ASML, le fabricant néerlandais d'équipements de lithographie, figure parmi les premières victimes européennes de la contagion. Le contexte aggrave la pression : la Chine a annoncé le lancement en production de masse de ses propres machines de gravure, un signal qui fragilise directement le monopole technologique des acteurs occidentaux du secteur. Pour les investisseurs exposés aux semi-conducteurs via des ETF ou des valeurs individuelles, la combinaison d'un krach coréen et d'une montée en puissance industrielle chinoise constitue un double choc structurel difficile à absorber à court terme.













