Jalapeno, le pari hardware d'OpenAI
OpenAI franchit une étape structurante. L'entreprise a officiellement dévoilé Jalapeno, sa toute première puce IA conçue en interne, développée en collaboration avec le géant des semi-conducteurs Broadcom. La puce est pensée pour alimenter directement les infrastructures de ChatGPT, de Codex et des futurs produits agentiques que prépare la société de Sam Altman.
Jusqu'ici, OpenAI dépendait massivement des GPU Nvidia pour entraîner et faire tourner ses modèles. Concevoir son propre silicium, même en partenariat, change la donne. C'est une logique bien connue dans la tech : Apple l'a fait avec la série M, Google avec ses TPU, Amazon avec Trainium. OpenAI suit le même chemin, avec plusieurs années de retard sur ses pairs.
Nvidia dans le viseur, et les marchés le savent
Le signal envoyé aux marchés est immédiat. Nvidia affiche une perte de plus de 15% depuis son plus haut de mai 2026. La corrélation n'est pas anodine : chaque annonce d'un grand acteur tech développant ses propres puces rogne mécaniquement le marché adressable de Nvidia.
La question n'est pas de savoir si Jalapeno remplacera les H100 ou les Blackwell du jour au lendemain. Ce n'est pas l'objectif à court terme. En revanche, sur les charges de travail d'inférence, là où les volumes sont massifs et les coûts critiques, une puce maison optimisée peut générer des économies substantielles. C'est précisément là qu'OpenAI entend reprendre la main.
Pour les investisseurs exposés à $NVDA, le mouvement d'OpenAI s'ajoute à une liste qui s'allonge : Microsoft, Meta, Google et Amazon ont tous accéléré leurs programmes de silicium propriétaire. Nvidia reste incontournable pour l'entraînement des grands modèles, mais son monopole de fait sur l'inférence à grande échelle se fissure progressivement.













