L'État fédéral, futur actionnaire de la Silicon Valley
Donald Trump l'a dit clairement : il veut que Washington entre au capital des entreprises qui dominent l'intelligence artificielle. Le président affirme avoir déjà échangé avec l'ensemble des grands acteurs du secteur et défend une logique simple. Si l'IA génère des profits colossaux, le contribuable américain doit en recevoir une part directe, en tant que partenaire, pas seulement en tant que spectateur.
Le modèle invoqué est celui de l'accord conclu avec Intel, où le gouvernement fédéral a pris une participation au capital du fabricant de puces. Trump entend répliquer ce schéma à une échelle bien plus large, en ciblant des sociétés qui figurent aujourd'hui parmi les plus valorisées au monde.
Une réunion à la Maison-Blanche pour accélérer
Une rencontre avec les dirigeants des principales entreprises d'IA est annoncée à la Maison-Blanche, possiblement dès la semaine prochaine. Trump précise que toutes les grandes sociétés seraient concernées, sans en nommer une en particulier.
La portée potentielle est considérable. Si ce schéma se concrétise, l'État fédéral deviendrait actionnaire de groupes qui pèsent des milliers de milliards de dollars en capitalisation boursière. Ce serait une rupture franche avec la tradition libérale américaine, qui maintient en principe une séparation stricte entre puissance publique et capital privé.
La question n'est pas anodine côté gouvernance : une participation fédérale implique des droits, des obligations, et potentiellement une influence sur des décisions stratégiques dans un secteur jugé critique pour la sécurité nationale. À ce stade, aucun cadre législatif précis n'a été présenté. La réunion de la semaine prochaine dira si l'idée reste un ballon d'essai ou prend la forme d'un engagement concret.











