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Irlande : le Criminal Assets Bureau saisit 500 BTC supplémentaires sur le trésor perdu de Clifton Collins, 1 500 BTC récupérés au total

Irlande : le Criminal Assets Bureau saisit 500 BTC supplémentaires sur le trésor perdu de Clifton Collins, 1 500 BTC récupérés au total

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Troisième saisie réussie sur douze wallets d'origine

Le 2 juillet 2026, le Criminal Assets Bureau (CAB) irlandais a annoncé la saisie de 500 BTC supplémentaires issus des wallets de Clifton Collins, trafiquant de cannabis condamné en 2017. C'est la troisième opération du genre menée par le CAB sur ce dossier, avec le soutien technique du Centre européen de cybercriminalité d'Europol, qui a fourni les ressources de déchiffrement nécessaires. Le communiqué officiel du CAB confirme l'opération.

Le total récupéré atteint désormais 1 500 BTC, valorisés à environ 92 millions de dollars. Collins avait constitué ce trésor en achetant 6 000 BTC fin 2011 et début 2012, à environ 5 dollars l'unité, répartis sur 12 wallets de 500 BTC chacun. L'architecture du portefeuille était d'une régularité presque mécanique : chaque wallet contenait exactement 500 BTC, comme si Collins avait voulu compartimenter son patrimoine numérique de façon méthodique. Ce soin dans la structuration contraste avec la négligence qui a conduit à la perte des clés privées.

Ces clés étaient stockées dans une maison louée du comté de Galway. Lorsque Collins a été incarcéré en 2017, le logement a été vidé et les clés ont disparu avec le reste du contenu. Un ancien apiculteur devenu presque milliardaire malgré lui, dont le patrimoine numérique s'effrite saisie après saisie, sans qu'il soit en mesure d'intervenir dans un sens ou dans l'autre.

La dimension rocambolesque de l'affaire tient précisément à cette situation : les autorités irlandaises s'emploient à récupérer des bitcoins dont le propriétaire lui-même a perdu l'accès. Le CAB ne force pas la main d'un détenteur récalcitrant ; il reconstitue patiemment des clés privées égarées, avec l'appui des capacités techniques d'Europol. Selon The Block, chaque opération mobilise une coordination entre le bureau irlandais et le Centre européen de cybercriminalité, ce qui souligne que ce type de déchiffrement n'est pas une procédure routinière mais une opération à part entière.

4 500 BTC encore dormants : le dossier est loin d'être clos

Sur les 12 wallets d'origine, neuf resteraient intacts selon Arkham, soit environ 4 500 BTC toujours hors de portée des autorités. Le rythme des saisies est éloquent : trois opérations réussies, trois wallets ouverts, 1 500 BTC récupérés. Chaque succès valide la méthode et confirme que le déchiffrement de clés perdues n'est pas une impossibilité théorique, mais une capacité opérationnelle que les forces de l'ordre européennes affinent au fil des affaires.

Pour quiconque s'intéresse à la sécurisation de ses propres bitcoins, ce dossier illustre concrètement ce que signifie perdre l'accès à ses clés privées : même un État disposant des ressources d'Europol met des années à en venir à bout, opération par opération, wallet par wallet. La leçon n'est pas abstraite. Collins avait acheté ses bitcoins pour quelques dollars l'unité à une époque où peu de gens mesuraient ce que représenterait ce stock des années plus tard. La perte des clés, survenue dans des circonstances banales, a transformé un trésor en casse-tête cryptographique pour les deux parties.

Le CAB dispose encore de neuf cibles potentielles. Chaque wallet cracké représente 500 BTC supplémentaires. À ce rythme, le trésor Collins pourrait encore alimenter les caisses de l'État irlandais pendant plusieurs années, à condition que les ressources de déchiffrement continuent de produire les mêmes résultats sur les wallets restants.

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