Des négociations au point mort sur fond de fermeture prolongée
Le détroit d'Ormuz est fermé depuis février 2026, dans le cadre de la crise géopolitique qui oppose l'Iran aux États-Unis et à leurs alliés régionaux. Les négociations avec Oman pour en organiser la réouverture achoppent désormais sur une ligne rouge posée par Téhéran : la voie entrante du détroit doit passer entièrement sous contrôle iranien. Le responsable iranien Gharibabadi a précisé cette position, rejetant explicitement la proposition omanaise d'un mécanisme régional fondé sur un partage équitable des deux couloirs de navigation. Selon Al Jazeera, Téhéran réclame également une partie de la voie sortante, ce qui va bien au-delà d'un simple partage 50-50.
Tant qu'Oman n'aura pas accepté ce plan, le détroit restera fermé. La formulation iranienne ne laisse guère de marge de manœuvre à Mascate, dont la proposition circulait pourtant ces derniers jours comme une base de discussion possible.
Missiles balistiques et rupture de trêve
Parallèlement aux négociations diplomatiques, le commandement central américain a signalé que les forces du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) ont lancé plusieurs missiles balistiques depuis le territoire iranien vers des troupes américaines stationnées en Jordanie. Tous les projectiles ont été interceptés, selon le communiqué américain. L'attaque rompt la trêve observée ces derniers jours et marque une nouvelle escalade dans un conflit déjà tendu.
C'est dans ce contexte que le pétrole américain a bondi de plus de 5%, la menace sur les routes d'approvisionnement énergétique du Golfe arabo-persique se matérialisant à nouveau de façon concrète. Le détroit d'Ormuz, qui sépare l'Iran des Émirats arabes unis et d'Oman, constitue l'un des passages maritimes les plus stratégiques au monde pour le transit pétrolier.
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