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Steve Eisman : 70% des revenus IA de Microsoft, Amazon, Google et Oracle dépendent d'OpenAI et d'Anthropic

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Une concentration inédite au sommet de l'IA

Steve Eisman, l'investisseur rendu célèbre pour avoir parié contre les subprimes avant la crise de 2008, pointe une fragilité structurelle dans le boom actuel de l'intelligence artificielle. Selon lui, environ 70% du chiffre d'affaires IA de Microsoft, Amazon, Google et Oracle provient de deux seules entreprises : OpenAI et Anthropic. Ce chiffre, avancé par Eisman, traduit une dépendance que peu d'analystes formulent aussi directement.

Ce n'est pas qu'une ligne de revenus marginale. Ces deux startups représenteraient entre 25 et 35% du chiffre d'affaires cloud total de ces quatre groupes. En clair, une fraction significative de la croissance que les marchés valorisent chez Microsoft, Amazon ou Google repose sur la trajectoire commerciale de deux entreprises privées, non cotées, dont les modèles économiques restent sous pression.

Quand les géants du cloud deviennent tributaires de leurs clients IA

Le paradoxe est saisissant. Microsoft, Amazon et Google sont présentés comme les infrastructures de l'IA mondiale, les fournisseurs de puissance de calcul et de services cloud sur lesquels tout l'écosystème s'appuie. Eisman inverse la lecture : ce sont eux qui dépendent d'OpenAI et d'Anthropic, pas l'inverse.

Cette lecture trouve un écho dans les marchés de prédiction : la cote d'une valorisation d'Anthropic supérieure à celle d'OpenAI d'ici fin décembre 2026 est donnée à 93% selon les marchés de prédiction au moment du tweet, signe que les deux startups concentrent une attention spéculative considérable. À l'inverse, la probabilité qu'OpenAI et Anthropic réunies dépassent la valorisation de Microsoft d'ici la même échéance n'est cotée qu'à 33%, ce qui relativise leur poids absolu, sans effacer la dépendance opérationnelle décrite par Eisman.

Pour les investisseurs exposés à Microsoft, Amazon, Google ou Oracle, l'analyse d'Eisman pose une question de risque de concentration rarement intégrée dans les modèles de valorisation traditionnels : la solidité de ces bilans cloud est désormais liée, pour une part non négligeable, à la capacité d'OpenAI et d'Anthropic à tenir leurs engagements commerciaux.

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