14 tonnes en un trimestre : une entrée en force sur le marché de l'or physique
Tether a acquis 14 tonnes d'or physique au cours du deuxième trimestre 2026, selon les données publiées sur la page de transparence de l'émetteur. Ses réserves en métal jaune atteignent désormais 146 tonnes, contre 132 tonnes fin mars, pour une valeur de 18,8 milliards de dollars. Un bond en un seul trimestre.
Ce volume n'est pas anodin à l'échelle du marché mondial. L'achat représente près de 5% de la demande d'or du secteur officiel sur la période, celle des banques centrales, des États et de leurs agences. Autrement dit, Tether a pesé sur ce marché avec le même ordre de grandeur qu'un acteur souverain de taille intermédiaire.
L'or à 10% des réserves totales : un choix de diversification assumé
Les actifs totaux de Tether s'élèvent à 187,8 milliards de dollars au 30 juin 2026. L'or y représente désormais 10%, aux côtés des bons du Trésor américain qui constituent l'essentiel du collatéral de l'USDT. Ce rééquilibrage progressif vers le métal physique traduit une stratégie de diversification explicite : réduire l'exposition exclusive à la dette souveraine américaine en ajoutant un actif tangible et non corrélé aux taux.
Le marché de prédiction donne 37% de probabilité à ce que la capitalisation de l'USDT franchisse les 200 milliards de dollars avant 2027, ce qui rendrait la part de l'or dans les réserves encore plus significative en valeur absolue si les achats se poursuivent au même rythme.
Pourquoi c'est important pour vos actifs
Avec 146 tonnes d'or physique, Tether s'impose comme le plus gros détenteur privé connu de métal jaune en dehors des banques centrales et des États, un statut confirmé par plusieurs sources de marché dont goldinvest.de. Pour les détenteurs d'USDT, cela signifie qu'une fraction croissante du collatéral du stablecoin repose sur un actif physique dont la valeur ne dépend pas de la solvabilité d'un État. Pour le marché de l'or, l'émergence d'un acheteur privé de cette taille, capable d'absorber 5% de la demande institutionnelle trimestrielle, introduit une nouvelle variable dans la formation des prix du métal.











