Un lancement au ralenti qui s'accélère
Après des mois de reports, X Money entre enfin dans sa phase de déploiement élargi aux États-Unis. Le service reste pour l'instant réservé aux abonnés premium du réseau social, une stratégie classique de montée en charge progressive avant une ouverture grand public.
L'offre est lisible : virements entre particuliers, dépôts garantis par l'assurance fédérale américaine (FDIC), et une carte Visa en métal arborant l'identifiant X de l'utilisateur. Côté avantages financiers, X Money promet 3 % de cashback sur les achats et aucun frais sur les transactions à l'étranger. La couverture des dépôts peut atteindre 10 millions de dollars, un plafond très au-dessus des 250 000 dollars standard de la FDIC, ce qui suppose des mécanismes de sweep accounts via des banques partenaires.
Musk renoue avec ses origines PayPal
Derrière X Money, une ambition que Musk formule depuis le rachat de Twitter en 2022 : transformer la plateforme en super-application à l'image de WeChat en Chine, mêlant messagerie, commerce et services financiers dans une seule interface. Ce n'est pas un hasard si l'ancien cofondateur de PayPal pilote ce projet. Il connaît le terrain.
Le défi reste considérable. Le marché américain des paiements est dominé par des acteurs établis, Venmo, Cash App, Zelle, et la confiance des utilisateurs envers X sur les données financières n'est pas acquise. La question réglementaire n'est pas anodine non plus : opérer comme service de paiement aux États-Unis exige des licences état par état, un parcours long et coûteux que X a entamé ces dernières années.
Si l'exécution suit l'ambition, X Money pourrait redistribuer les cartes côté fintech grand public. Pour l'instant, c'est encore un pari.












