Pourquoi le Bitcoin a reculé selon Armstrong
Brian Armstrong, fondateur et PDG de Coinbase, livre son diagnostic sur la faiblesse récente du Bitcoin. Deux forces ont détourné les flux : l'intelligence artificielle, qui a absorbé une part significative du capital-risque, et les stablecoins, devenus le thème dominant après l'adoption du Genius Act aux États-Unis. En clair, l'argent n'a pas fui le secteur crypto, il s'est simplement réalloué vers d'autres sous-segments jugés plus porteurs à court terme.
Cette lecture est cohérente avec ce que l'on observe on-chain depuis plusieurs mois : les volumes sur les protocoles de stablecoins ont explosé, tandis que le BTC spot marquait le pas. Le capital institutionnel suit les narratifs réglementaires, et le Genius Act en a créé un de toutes pièces.
Un plancher à 60 000 dollars et un horizon 2030
Armstrong estime que le Bitcoin a probablement touché son point bas autour de 60 000 dollars. Il se dit toujours acheteur et vise un prix nettement plus élevé d'ici 2030. Il maintient par ailleurs la thèse de l'or numérique, positionnant le BTC comme réserve de valeur de long terme plutôt que comme actif spéculatif de cycle court.
Ce type de déclaration de la part d'un dirigeant d'exchange coté en bourse mérite d'être lu avec discernement. Armstrong a un intérêt structurel à un Bitcoin haussier : les revenus de Coinbase restent étroitement corrélés aux volumes de trading et à la valorisation des actifs détenus en custody. Son optimisme est sincère, mais pas désintéressé.
Reste que le scénario d'un plancher à 60 000 dollars, si les flux de capital-risque se réorientent progressivement vers le BTC après la saturation du narratif IA, n'a rien d'irrationnel. La question est celle du calendrier, pas de la direction.










